‹ La nécropole de MyrinaChapitre 468 sur 488 · EckheJ, Doctrina num. vet., t. I, p · texte numérisé non relu

EckheJ, Doctrina num. vet., t. I, p

6. Ce type est le plus fréquent; cf. Mionnet, Description des médailles , t. II, p. 167, 168, 180-185 ; Supplém., t. IV, p. 50, 83, 89, etc.; Millin, Galerie Mythol., pl. 110, nos 401-404. Le Cabinet des Médailles possède un manche de miroir en bronze représentant un éphèbe à cheval sur un dauphin (n° 3786); une anse de vase analogue a été trouvée à Herculanum ( Bronzi d’Ercolano, t. II, p. 142).

7. Ce type est celui d’une figurine en terre cuite de fabrique gallo-romaine, trouvée près de Moulins et publiée par Tudot, Figurines en argile, p. 42 ; cf. Ileinach, Catalogue du Musée de Saint-Germain, p. 1 17. Des monuments antiques analogues, représentant Mélicerte ouPalémon porté par le dauphin, sont signalés par Philostrate (Imag., i, 18, 4; ii, 16, 1) et Aristide le Rhéteur, éd. Dind., t. I, p. 46.

8. Cf. Poole, Coins of ancient Italy in the British Muséum, p. 274; Carelli, Num. Ital.,p. 130.

DESCRIPTION DES PLANCHES

sur celles de Tarente, il tient en outre un canthare, une Nike, une couronne ou d’autres attributs1. Ces compositions se divisent donc en deux classes : l’épkèbe cavalier, porté par le dauphin à travers les flots; l’épkèbe mourant ou mort, que le dauphin fidèle ramène au rivage où. il doit expirer près de lui. Le bronze de Myrina appartient à une troisième série. Appuyé du bras droit sur la tête du dauphin et la main étendue en arrière, comme dans un mouvement rapide, l’épbèbe semble se jouer avec l’animal marin, le rattraper à la course plutôt que se faire porter par lui. Cet épisode gracieux est représenté sur quelques monnaies de la ville d’Iasos en Carie, où la disposition des deux figures est identique à celle de notre applique, avec la seule différence que les ailes n’y sont point indiquées. Parmi les nombreuses pièces de cette ville 2 que possède le Cabinet des Médailles, la plupart représentent l’épbèbo à cheval sur le dauphin; mais les bronzes qui portent les noms des archontes Ctésias et Kleitos reproduisent exactement la disposition du groupe de Myrina3. La légende d’Iasos d’où dérivent ces types monétaires a été racontée plusieurs fois par les anciens, dont les récits ne diffèrent que par les détails 4. L’éphèbe était appelé par les uns Hermias, par d’autres Dionysos 5 6. Suivant Élien e, il se baignait auprès du gymnase d’Iasos avec ses compagnons de la palestre. Un dauphin l’aperçut, fut touché de sa beauté et s’approcha de lui. Hermias commença par s’effrayer, puis se familiarisa peu à peu avec l’animal et le prit lui-même en affection. Ils

1. Le nom de l’éphèbe éponyme, TAPA2, est inscrit sur ces monnaies. Cf., pour les variétés, Poole, Coins of ancient Italy in the British Muséum, p. 160-219; Carelli, Num. liai., pl. 103-119. Ces monnaies ont été mentionnées par Aristote (Pollux, Onom., ix, 80). Sur unemonnaie attribuée à Tarente (Millingen, Ancient coins, pl. i, n° 16), on voit un Éros monté sur un dauphin qui décoche une flèche. Nous laissons de côté les images où le personnage tient une lyre; elles se rapportent à la légende d’Arion (Stephani, Compte-Rendu p. 1864-, p. 211, note 4.)

2. Mionnet, Description des médailles, t. III, p. 352, nos 281, 283, 284, 289; Supplément , t. VI, p. 504, n°“ 334, 335-342, 350 ; Eckhel, Doctrina num. vet., t. If, p. 583.

3. Même motif en relief au fond d’un fragment de plat en terre cuite provenant d’Italie et sur une lampe, au Musée du Louvre. L’éphèbe est ailé.

4. Cf. Pline, Hist. Nat., ix, 8; Élien, De nat. anim., vx, 15; Athénée, xm, p. 606. Des légendes analogues existaient dans plusieurs villes maritimes, notamment à Tarente, à Naupacte, à Corinthe, etc. On connaît l’histoire du dauphin d’Hippone (Pline l’Ancien, Hist. Nat., ix, 26; Pline le Jeune, Epist., ix, 33.)

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