‹ La nécropole de MyrinaChapitre 471 sur 488 · Voy. p. 1 09- i IL · texte numérisé non relu

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2. [Sur cette catégorie de vases, voy. Dumont et Cliaplain, Céramiques de la Grèce propre, p. 168-171, 213-220; C. Smith, Journal of hell. stud., 1883, p. 180 etsuiv.]

laires et habitants du littoral apportaient dans les choses d’art les mêmes goûts et les mêmes traditions. Il était donc, a priori, vraisemblable qu’entre la céramique des îles et celle de la côte d’Éolide et d’Ionie il devait y avoir eu des liens de parenté. Une œnochoé des collections de l’Ermitage Impérial, à Saint-Pétersbourg, était une première confirmation de cette manière de voir. Trouvée à Phanagoria, colonie fondée par les habitants de Téos sur la côte orientale du Bosphore Cimmérien, elle pouvait, sans trop d’imprudence, être regardée comme représentant ce qu’était la décoration des vases en Ionie vers le milieu du vie siècle *. Or, par les procédés de peinture, par la juxtaposition un peu incohérente des deux stylos d’ornementation, l’indigène et l’orientale 2, elle présentait avec les vases de Milo et de Théra une frappante analogie. Malheureusement, nous l’avons vu, cette œnochoé ne doit pas être antérieure à l’époque de la conquête de l’Ionie par les Perses.

> C’est tout récemment qu’un peu, bien peu de lumière, a commencé à se répandre sur les périodes tout à fait anciennes de l’industrie céramique en Asie-Mineure. En 1881, M. Ramsay, dans une excursion sur les bords du golfe de Tchandarly, acquérait pour le compte du British Muséum plusieurs vases que le vendeur déclarait avoir été trouvés à Phocée et qui viennent plus probablement de Myrina ou do ses environs immédiats. Il faisait presque aussitôt, et comme pour prendre date, connaître un de ces vases dans un article du Journal of hellenic studies 3, en annonçant pour les autres une publication qui n’est point encore faite. Le vase dont il donnait une reproduction médiocre, un simple bois dans le texte, était évidemment beaucoup plus ancien que l’œnochoé de Phanagoria. Sur la face principale était une tête de sphinx vue de face, encadrée entre deux masses de longs cheveux; au-dessus, trois bandes décorées chacune d’une suite d’arbres qui semblent être des cyprès.

L [Compte-Rendu de la Commission impériale de Saint-Pétersbourg, p. 1870-71, p. 177-180,

pl. IV.]

2. [ M. Rayet a soutenu l’opinion que le style géométrique (c’est celui qu’il appelle ici indigène) s’est développé dans les pays grecs sans rien devoir à l’influence orienlale proprement dite, venue des Assyriens et des Phéniciens. MM. Dumont et Ilelbig ont adoplé une opinion contraire; cf. Céramiques de la Gr. propre, p. 209 et suiv.]

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