‹ La nécropole de MyrinaChapitre 473 sur 488 · PLANCHE LU · texte numérisé non relu

PLANCHE LU

Objets découverts à Cymé. 1. Masque tragique. — Yoy . Catalogue , n° 678.

2, 3. Tête d’Héraklès formant boîte à osselets. — Yoy. Catalogue , n° 675. Les tombeaux de Cymé f sont de cinq espèces : des sarcophages en pierre de Phocée, des sarcophages en terre cuite, des tombeaux en terre cuite avec couvercle formant angle dièdre, des tombeaux en pierre meulière avec couvercle disposé de même, enfin de simples jarres renfermant des cendres et divers objets. Ces jarres étaient placées dans des trous creusés irrégulièrement dans le sol et renfermaient généralement un vase, à l’intérieur duquel était un vase plus petit. C’est dans un vase à reliefs de style dit samien, ainsi renfermé dans une jarre, qu’on a trouvé le masque tragique reproduit sur notre planche (n° 1). Les couleurs sont d’une conservation remarquable; la terre est fort analogue à celle de Myrina. Avec la partie supérieure d’un Éros ailé, portant des couleurs également très vives, que j’ai recueillie en dehors d’une tombe, c’est un des seuls morceaux de style soigné que les fouilles de Cymé m’aient fait découvrir. La plupart des autres terres cuites sont des œuvres insignifiantes, sorties du moule sans avoir subi de retouches. Les types dominants sont une femme assise allaitant un enfant, assez semblable aux déessesmères des coroplastes gallo-romains, une femme assise avec un enfant sur ses genoux, et un homme accroupi, coiffé du pii eus , avec la main droite placée à la hauteur de la poitrine. La pâte de ces terres cuites communes est rouge et lourde : quelques-unes sont complètement jaunes et semblent pétries avec une terre différente. Une des figurines que j’ai recueillies sort du même moule que plusieurs statuettes de Myrina2 : c’est un Éros appuyé sur un liermès, tenant dans sa

1. La nécropole que j’ai explorée en 1881 (cf. plus haut, p. 15) est située près de la source du Frcak-Asmak, petit ruisseau qui traverse l’emplacement des ruines. On y a ouvert environ 150 tombes du 25 février à la fin de mars 1881. Le tuf naturel faisant défaut, les sépultures sont plus clairsemées qu’à Myrina. Le seul objet en métal précieux que l’on ait découvert est une bague en or avec la représentation d’une femme assise, gravée sur le chaton : elle était exposée, en 1882, au Musée de Tchinli-Kiosk. Comme on l’a trouvée dans un sarcophage vide de terre à une petite profondeur, je suis certain que le champ où j’ai fouillé n’avait pas été violé antérieurement.

Page 1