Cf. pi. xxix, n° 7, p
DESCRIPTION DES PLANCHES
main gauche un strigile au niveau du milieu de son corps. Parmi les autres statuettes d’un travail un peu soigné, qui ont malheureusement passé au Musée de Tchinli-Kiosk h je signalerai une Aphrodite à côté d’une vasque, tenant une boucle de ses cheveux dans chaque main, un personnage couché tout à fait identique à une figurine de la Collection Lecuyer 1 2, enfin un Éros ailé, d’un assez beau style, appuyé sur un grand bouclier ovale. Quelques tètes et représentations d’animaux ne sont pas sans intérêt et s’éloignent des motifs ordinaires de Myrina.
Les paysans de Tchakmakli, cultivateurs des champs deNamourt3, ne m’ont jamais montré que des fragments de terres cuites grossières. Ils racontaient avoir trouvé à plusieurs reprises des bijoux d’or et des pierres gravées, mais ils ne se souvenaient pas d’avoir rencontré de belles terres cuites 4.
Le tombeau le plus remarquable que j’aie découvert à Cymé a donné la petite tête d’Héraklès contenant des osselets. Cette sépulture forme un vaste parallélipipède construit en pierres meulières magnifiques, jointes sans aucun ciment, et surmonté d’un couvercle à angle dièdre dont chaque face est constituée par quatre pierres rectangulaires de même grandeur. La longueur du parallélipipède intérieur est de 2m,70, la largeur 2m,35. La profondeur, à partir du sol environnant jusqu’au sommet du dièdre, est deOm,75; du sommet du dièdre au fond du tombeau, lm,95. Le hasard a voulu qu’ayant ouvert un sarcophage voisin, situé à un niveau supérieur, les ouvriers