‹ La nécropole de MyrinaChapitre 69 sur 488 · Cf. le chapitre I, p · texte numérisé non relu

Cf. le chapitre I, p

2. V. plus haut, p. 70, la description d’un tombeau en briques cimentées où l’on a trouvé une monnaie de bronze à l’effigie d'un empereur dont le nom est illisible.

3. M. Waddington a bien voulu examiner pour nous un lot des monnaies de Myrina et nous donner son avis sur cette question de date.

4. Voici les principaux ouvrages qui traitent des différents systèmes d’interprétations qu’on a proposés au sujet des terres cuites trouvées dans les tombeaux : Biardot, Explication du symbolisme des terres cuites grecques de destination funéraire , 1864; Les terres cuites grecques funèbres dans leurs rapports avec les mystères de Bacchus , 1872; Welcker, Alte Denkmaler, V, p. 483; Stephani, Compte-rendu de la Commission impériale de Saint-Pétersbourg p. 1866, p. 71, 73. 74; O. Liiders, Bullettino dell' Inst. arch. di Borna, 1874, p. 122; F. Lenormant, Catalogue de la collection Raifê, 1867, p. 146, n° 1130; Gazette des Beaux- Arts, mars 1882, p. 213-216; Heuzey, Monuments grecs publiés par V Association des Études grecques, 1873, p. 17-22; 1874, p. 1-23; 1876, p. 1-19; Comptes-rendus de l’Académie des inscriptions, 17 novembre 1882, p. 23-24; Rayet, Gazette des Beaux-Arts, juillet 1875, p. 55-68; II. Houssaye, Gazette archéologique, 1876, p. 74-75; de Villefosse et Quélen, Comptes-rendus de la Société de numismatique, 23 mars 1877; F. Ravaisson, Revue politique et littéraire, 1880, p. 968; J. Martha, Catalogue des figurines en terre cuite du Musée de la Soc. arch. d’Athènes, 1880, p. xxvn; Kékulé, Griechische Thonpguren aus Tanagra, 1878, p. 17-18; von Rhoden, Die Terracotten von Pompeji, 1880, p. 25-26; Collignon, Manuel d’archéologie grecque, p. 248-249; Cartault, Terres cuites antiques de la Collection Lecuyer, notices des pl. D2, D3, C‘; Froehner, Terres cuites d’ Asie -Mineure, 1879, p. 21, 29, 38, 41, 43, 53; E. Pottier, Quam ob causarn Graeci in sepulcris figlina sigilla deposuerint, 1883; Haussoullier, Quomoda sepulcra Tanagraei decoraverint, 1884, p. 86-91;

pendant nos fouilles et dont on doit tenir compte pour la solution de ce problème complexe et délicat.

1° Il est difficile de ne pas voir quelque relation entre les terres cuites trouvées dans le tombeau et le sexe ou l’àge du mort b 11 n’y a sans doute pas de règle tout à fait absolue à cet égard, mais on peut dire que dans une tombe de femme, on ne trouvera guère que des statuettes de femmes et, parmi les divinités, Aphrodite et Éros, Déméter, les Nikés, etc. Dans un tombeau d’homme, on trouvera dans des proportions à peu près égales des statuettes d’hommes et de femmes; au nombre des divinités, on remarquera surtout Bacchus et son thiase, Hercule, Atys, etc. Dans les tombes d’enfants, le grand nombre des figurines d’Éros ou d’enfants est remarquable, mais elles admettent aussi les statuettes d’hommes et de femmes. Parfois même, les statuettes et les menus objets sont en quelque sorte rapetisses à la taille du jeune mort 2 ; les jouets et les osselets qu’on trouve plus particulièrement aussi dans leurs tombeaux prouvent bien qu’on appropriait le mobilier funéraire au goût et aux habitudes des enfants.

2° Dans la même sépulture, on trouve souvent des objets qui paraissent provenir de la même fabrique. Cette similitude est remarquable, non seulement pour la couleur de la terre, la taille et le style des figurines, mais aussi pour les sujets qui sont très souvent les mêmes et qui se répètent par deux et par trois exemplaires dans le même tombeau 3. On a plus d’une fois l’impression qu’une rangée de terres cuites a dû être prise chez le même marchand pour servir aux rites do l’ensevelissement. Nous avons même constaté à plusieurs

S. Reinach, Manuel de philologie classique, 2° édit., 1884, t. II, p. 73, 74; E. Babelon, Gazette archéologique , 1 884, p. 325-331.

1. On apprend facilement à distinguer les ossements d’homme et les ossements de femme d’après la forme du bassin. Quand les ossements sont mal conservés, certains objets du mobilier funéraire indiquent assez sûrement le sexe du défunt; par exemple, les strigiles ne peuvent se trouver que dans les tombeaux d’hommes; un miroir, des bijoux, des boîtes à fard indiquent un tombeau de femme. Pour les lombes d’enfants, elles sont toujours facilement reconnaissables aux dimensions du tombeau et à la petitesse des ossements. Nos observations sur la relation certaine qui existe entre la condition du mort et les objets ensevelis avec lui sont contraires il l’opinion exprimée sur ce sujet par M. Rayet, qui pense qu’à Tanagre il n’en existe aucune ( Monuments de l’Art antique, II, pl. 77, p. 8,)

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