‹ La nécropole de MyrinaChapitre 70 sur 488 · V. plus haut tombeaux nos · texte numérisé non relu

V. plus haut tombeaux nos

LES TOMBEAUX

reprises qu’un certain arrangement symétrique avait autrefois présidé au groupement des figurines, réunies maintenant sans ordre dans le même tombeau b

YIII. Restes d’une nécropole plus ancienne.

Nous avons déjà dit que d’après la paléographie des inscriptions funéraires, d’après les monnaies et d’après le style même des figurines, l’ensemble de la nécropole que nous avons explorée ne paraissait pas remonter à une époque antérieure aux deux premiers siècles avant Jésus-Christ. Etant donnée la haute antiquité de la ville de Myrina et la longue durée de son existence 1 2, on peut s’étonner d’un pareil résultat. 11 est possible que Myrina, comme on l’a constaté pour Athènes et d’autres cités, ait eu plusieurs emplacements pour y ensevelir ses morts, que la nécropole du ve et du ive siècle, aussi bien que la nécropole byzantine, se trouve à une certaine distance dans les environs et qu’elle ait échappé ainsi à nos recherches. Plusieurs faits pourtant nous donnent à penser que l’emplacement fouillé par nous avait également servi aux sépultures dans une période de temps plus ancienne. On sait que, malgré le respect des anciens pour les morts, ils ne se sont pas toujours interdit la dépossession des tombes anciennes au profit des morts nouveaux. Les menaces d’amendes et les malédictions que prodiguent les inscriptions funéraires contre ceux qui déposséderaient le mort de son tombeau prouvent mieux que toute autre chose combien cette spoliation, légale ou illégale, était fréquente 3. La Tuyêwpu'/îa n’a peut-être pas

1 . Cf. tombeau A, n° 97; Catalogue, nos 230 à 242. Cf. Froehner, Terres-cuites d'Asie Mineure, p. 48.

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