IX. Stèles funéraires
Les monuments qui marquaient à l’extérieur l’emplacement des tombes ont été trouvés en petite quantité, relativement au nombre
1. Cf. le procès-verbal de ce tombeau, n° 100. Deux autres inscriptions (voy. plus loin nos 16 et 44 des stèles funéraires), qui paraissent aussi d’une époque plus ancienne, appartiennent à des stèles utilisées de la même façon comme plaques de couverture. Môme remarque à Tanagre, Haussoullier, op. I., p. 70.
2. Elle a été insérée dans le Bulletin de Corr. Hellén., t. VIII, p. 509-514, pi. VII, et elle prendra place dans la Description des planches de notre ouvrage.
des tombeaux ouverts qu’on peut évaluer à quatre ou cinq mille, en tenant compte des fouilles qui ont précédé et suivi notre exploration.
Nous n’avons recueilli en tout que 63 inscriptions funéraires provenant de Myrina. Nous n’avons pourtant pas lieu de croire que la nécropole ait été plus que les autres privée de ces symboles extérieurs. Sans parler des riches édifices du Céramique d’Athènes, on sait que dans toutes les nécropoles grecques on trouve en grande quantité les stèles et les cippes qui portaient le nom du mort et permettaient aux survivants de reconnaître les tombes de leurs proches. 11 y en avait sans doute un grand nombre à Myrina; mais on s’expliquera que sur un emplacement livré à la culture, au bord de la mer, près de localités habitées, ces beaux blocs de pierre ou de marbre taillé aient rapidement disparu pour servir comme matériaux de construction. Si quelques-unes nous ont été conservées, c’est qu’elles ont été enfouies de bonne heure dans une couche de terre un peu profonde et qu'elles ont ainsi échappé aux recherches.
Les formes en sont très peu variées. C’est la stèle ordinaire, un peu plus haute que large, surmontée d’un simple fronton sans ornements, ou bien décorée de deux acrotères et d’une rosace dans le tympan b Le bloc de pierre qui lui sert de base est muni d’une ou deux encoches dans lesquelles on insérait les saillies correspondantes, taillées à la base do la stèle. La matière est le marbre blanc ou bleuâtre, souvent aussi la pierre calcaire. Nous avons noté quelques traces do couleurs dans les lettres des inscriptions et sur les ornements des frontons.
Les autres formes de monuments funéraires sont tout à fait rares. D’après quelques fragments, nous pouvons croire que les édicules funéraires plus importants, en forme de niche ou dNpûov, n’étaient pas inconnus dans la nécropole 2. Les reliefs sculptés ne figurent qu’au nombre de deux 3.
Toutes les stèles que nous avons découvertes étaient enfouies sous
L Gus formes sont celles qu’on voit en Atlique; cf. Pervanoglu, Die Grabsteine der alten Griechen, 1803, pi. Il, nos 19, 27. Pour les stèles de Béolie, cf. Ilaussoullier, op. laud., p. 15 et suiv., pl . II à VII.