‹ La nécropole de MyrinaChapitre 88 sur 488 · Jd ., n09 7 4 à · texte numérisé non relu

Jd ., n09 7 4 à

LES FIGURINES DE TERRE CUITE

» très faible épaisseur, cédait partout et facilement à la pression > des doigts et pénétrait dans toutes les gorges et dans les filets les » plus délicats du moule. Une seconde couche était appliquée sur » la première, puis une troisième, et ainsi de suite jusqu’à ce que » la paroi eût l’épaisseur convenable » *.

Ce procédé est visible dans les figurines de Mjrina où la terre humide du tombeau a fait parfois écailler l’argile des terres cuites qui s’effritent par petites plaques minces. Souvent, on remarque encore l’empreinte du pouce et des doigts de l’ouvrier sur la partie interne des statuettes.

« Si l’objet devait être un buste ou un masque estampé, c’est- » à-dire une simple feuille au repoussé sans paroi postérieure, » on n’avait qu’à retirer le moule, à rogner les bavures de l’épreuve » encore fraîche et à percer les trous qui devaient permettre de la » suspendre ou de la fixer » 1 2.

C’est le cas pour les masques de Déméter qui figurent dans la collection de Myrina et pour quelques autres figures découpées qui servaient probablement d’ oscilla , étant munies de trous de suspension 3. Une forme plus particulière de plaque estampée est celle qui affecte l’apparence d’une coquille, avec un ou plusieurs personnages façonnés en relief dans l’intérieur. Les coroplastes de Myrina ont en particulier choisi cette forme pour des représentations d’Aphrodite ou d’Eros. Quelques-uns de ces reliefs sont remarquables par l’originalité de l’ensemble et la finesse de l’exécution 4.

Quand il s’agit d’exécuter une figurine complète, ayant une face et un revers, le travail est plus compliqué. M. Martha distingue en ce cas deux procédés 5 : l’un où les deux parties de la figurine sont moulées chacune à part, mais où le moule comprend la statuette entière, avec la tête et le socle; l’autre où le moule ne donne que le corps, tandis que la tête, les pieds, les bras et le socle sont

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