‹ La nécropole de MyrinaChapitre 89 sur 488 · Martha, op. L, p. xx, xxi · texte numérisé non relu

Martha, op. L, p. xx, xxi

fabriqués séparément, ainsi que les accessoires ou symboles qui accompagnent le personnage, chapeaux, ailes, colonnettes, troncs d’arbre, termes, etc. Le raccord des deux revers complets ou des différentes parties entre elles s’opère sur la terre encore fraîche, et l’ouvrier fait disparaître si exactement toute trace de fissure, au moyen d’un peu de barbotine, qu’on ne peut s’en apercevoir après la cuisson.

Les coroplastes de Myrina ont usé du premier procédé pour les figurines de petites dimensions et de style médiocre, petites femmes drapées, idoles de Déméter assise J, petites divinités nues dans une attitude assise 1 2, grotesques accroupis 3, la plupart des animaux, bœufs, porcs, chevaux et chiens 4.

Le second procédé a été employé pour le plus grand nombre des statuettes. La face postérieure n’est pas travaillée; quelques plis du vêtement y sont parfois, mais rarement, indiqués; tout le travail réside dans l’exécution de la face antérieure. Il faut faire exception cependant pour un certain nombre de figurines qui paraissent être des surmoulages de petits bronzes. Elles sont assez nombreuses parmi les terres cuites asiatiques, comme on l’a déjà remarqué 5, et la collection do Myrina en contient différents spécimens : 1° des figures nues, représentant surtout des divinités comme Aphrodite et Éros, Bacchus et les Satyres, Hercule 6 ; les parties nues ont exigé un certain modelé par derrière comme par devant; 2° des figures drapées, plus rares que les précédentes; quelques-unes offrent un revers presque aussi bien travaillé que la face; le vêtement tombe en longs plis soigneusement indiqués. Comme ces figurines représentent pour la plupart des types mythologiques, des femmes drapées tenant une pomme, dans l’attitude de la Vénus Genitrix 7, une Bacchante assise sur une peau de

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