‹ La nécropole de MyrinaChapitre 90 sur 488 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

LES FIGURINES DE TERRE CUITE

panthère *, nous supposons qu’elles sont empruntées à des petits bronzes dont le surmoulage fournissait aux coroplastes un sujet tout préparé.

Les menus détails de fabrication que note M. Martba dans les produits de la Grèce propre 2, têtes détachées et pourvues d’une sorte de piton en terre cuite qui s’ajuste dans un trou laissé entre les deux épaules 3, bras articulés qu’on attachait avec un fil et qui restaient mobiles 4, chevaux à roulettes 5, tous ces mécanismes ingénieux qui donnaient aux figurines une sorte de mouvement et de vie réelle se retrouvent également à Myrina. Nous y remarquons un autre artifice : c’est celui qui consiste à donner une certaine mobilité aux ailes de quelques statuettes : les deux épaules portent en arrière une fente longitudinale ou bien deux trous qui correspondent à deux cavités pratiquées dans la naissance de l’aile 6. Au moyen de petites fiches de bois ou d’un fil do fer on peut assujettir les ailes dans ces ouvertures. Peut-être le coroplaste ancien usait-il de quelque mécanisme simple pour leur conserver un certain mouvement d’oscillation?

Nous avons noté une autre particularité assez curieuse, dont nous ne connaissons d’exemple que par deux groupes de Myrina 7. Ce sont de petites saillies de terre cuite, percées d’un trou central, et placées au revers de ces groupes. Nous nous demandons s’il ne faut pas y voir des espèces d’anneaux de suspension, ou du moins des tenons au moyen desquels on pouvait fixer à demeure le monument?

On reconnaît souvent les fabriques différentes à la forme du support qui sert de base aux statuettes 8. A Tanagre, c’est une plaquette mince, rectangulaire; en Locride, un socle élevé, massif, à un ou plusieurs degrés. A Myrina, la forme du support est assez variée, tantôt carrée, tantôt ronde, souvent haute, dessinant parfois

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