‹ La nécropole de MyrinaChapitre 91 sur 488 · Id., nos · texte numérisé non relu

Id., nos

8. V. sur ce sujet la Conclusion de M. Cartault (p. 6 et 7) dans la Collection Lecuyer.

une courbe brisée et rentrante à la partie antérieure. On y trouve aussi la plaquette mince, identique à celle de Tanagre. Les statuettes sans socle sont également nombreuses; les pieds détachés posent directement sur le sol ou bien les plis seuls de la draperie maintiennent la figurine debout. Quand l’assiette n’est pas suffisante, ce qui arrive souvent dans les nombreuses figures ailées, on a pratiqué entre les deux épaules un petit trou de suspension qui servait évidemment à maintenir la statuette au moyen d’un clou ou d’une tige h

En somme, les procédés techniques des coroplastes de Myrina sont tout à fait les mêmes qu’à Tanagre et dans les autres fabriques do la Grèce. On y remarque également cette combinaison ingénieuse des moules et des accessoires qui permettait à l’ouvrier de varier à l’infini, suivant le caprice de son imagination, les sujets représentés, même quand il n’avait sous la main qu’un petit nombre de types. Nous ne pouvons que partager l’opinion de M. Martha, quand il attribue la réunion d’attributs hétérogènes dans la même figurine à un caprice d’invention, plutôt qu’à une pensée préméditée 2. Il cite l’exemple curieux d’une ébauche de cueilleuse de fleurs transformée, on ne sait par quelle fantaisie, en un Satyre, un épbèbe portant la chlamyde et la cuirasse, coiffé en Hermès, une boulangerie peuplée de déesses3. Nous pouvons ajouter à l’appui de cette thèse d’autres exemples empruntés à la collection de Myrina. Elle comprend plusieurs figurines représentant Dionysos couronné de pampres, à demi-nu, tenant de la main droite un canthare; à sa gauche un petit Eros ailé est debout et se tourne vers le dieu; à sa droite une panthère s’avance, la patte droite levée et la langue tirée. Tous ces symboles caractérisent nettement le sujet représenté. Mais voici d’autre part un personnage ailé, tenant une lyre appuyée sur une colonnette, où l’on reconnaît exactement le même moule : même torse à demi-nu, même tête couronnée de feuillages, même attitude. Le caprice de l’ouvrier a

Cf. Panofka, l. c.; Stephani, Comple-rendu de Saint-Pétersbourg p. 1871, p. 171; Froehncr, Terres cuites d’Asie , p. 12, note 3; Furtwaengler, Collection Sabouroff , pl. exxiv.

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