‹ La NéerlandeChapitre 10 sur 47 · RAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE. XV · texte numérisé non relu

RAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE. XV

partage pas cette opinion. Sans doute, dit-il, le climat est rude, et le sol ne vaut pas le riche limon de la Belgique centrale, mais il est très supérieur à la région sablonneuse, et convenablement traité, il se prêterait à une abon dante production. Le but à atteindre, comme partout, c'est la suppression de la jachère par lextension donnée aux récoltes vertes. Pour en venir là, il faut un capital d'exploitation plus élevé ; au lieu de se contenter de 20,000 fr. pour faire valoir cent hectares, il conviendrait d'y consacrer le double. M. de Laveleye indique un moyen qui n'est pas du goût de tout le monde; il consiste à diviser les fermes. Les fermiers s'y prêtent diflEiciiement ; ils jouissent d'une aisance rustique qu'ils craignent de compromettre. La question se résoudra par le temps. Déjà sur plusieurs points du Condroz, on remarque des signes d'amélioration; la luzerne, le sainfoin, la lupuline s'étendent peu à peu, et on songe un peu moins aux céréales pour soigner un peu plus les produits de letable.

La dernière des grandes régions, l'Ardenne, qui forme la province de Luxembourg, est tout à fait un pays de montagnes. Quoique les points les plus élevés n'atteignent nulle part 700 mètres au dessus du niveau de la mer, le climat est d'une âpreté extrême. L'hiver, les vents du

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