‹ La NéerlandeChapitre 11 sur 47 · XVI RAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE · texte numérisé non relu

XVI RAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE

nord soufflant du pôle atteignent directement ce promontoire avancé et y accumulent des quantités considérables de neige. La pratique de 1 ecobuage, qu'on appelle essartage en Belgique, y est presque générale.

Dans les Flandres, la terre donne souvent deux récoltes par an ; dans la Belgique centrale, elle n'en livre plus qu'une; dans le Condroz, elle reste en jachère une fois tous les trois ou quatre ans; en Ardenne, après avoir produit pendant trois années consécutives, elle se repose six ou sept ans, même plus longtemps encore. L'avoine est, comme en Ecosse, le produit principal, parce qu'elle n'a point à courir les chances de l'hiver. La densité de la population tombe à un habitant par trois hectares. La statistique porte la valeur vénale de la terre arable à 600 francs.

Dans cette contrée stérile, les populations rurales jouissent d'une aisance beaucoup plus grande que dans les belles campagnes des Flandres si admirablement cultivées. La maind'œuvre se paie cher; on n'obtient pas un journalier à moins de 2 francs, et en même temps que le salaire est élevé, les denrées sont à bon compte. L'Ardenne est, en outre, le pays de prédilection des gourmets. Le chevreuil abonde dans les grands bois; la gelinotte et le coq de

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