XVIII RAPPORT A L INSTITUT DE FRANGE
ses gracieuses collines et ses beaux rochers, la zone du bas Luxembourg est sans contredit de celles que l'on visite en Belgique avec le plus de plaisir. La Semoy, dans ses capricieux et innombrables méandres, Tarrose tout entière et baigne les murs des pittoresques petites villes de Chiny et de Bouillon. Le sol, sans être trop morcelé, est divisé en un nombre considérable de parts, presque toutes exploitées directement par les propriétaires. Chacun, pour ainsi dire, cultive son propre champ et peut s'asseoir à lombre de son noyer. Une réelle égalité règne dans les conditions sociales ; nul n est assez riche pour atteindre à l'opulence et à l'oisiveté; nul, non plus, n'est assez pauvre pour connaître les extrémités de la misère. Aussi conseilleronsnous au voyageur agronome qui voudrait connaître les diverses régions rurales de la Belgique de terminer ses excursions par la visite de cet heureux district, afin que, sous l'empiré de sa dernière impression, il conserve un plus agréable souvenir de sa tournée. »
C'est aussi par là que finit M. de Laveleye.
Après avoir passé en revue chaque région, il complète son œuvré par un coup d'œil d'ensemble. La Belgique eiitière égale en richesse agricole les pays les mieux cultivés de l'Europe, comme l'Angleterre et la Lombardie. A défaut
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