‹ La NéerlandeChapitre 5 sur 47 · HAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE. VII · texte numérisé non relu

HAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE. VII

réclamer le partage. Plutôt que de déprécier la propriété, ils la vendront, la céderont à lun dentre eux ou laisseront subsister l'indivision.

Cette agriculture nourrit une des populations les plus denses de l'Europe, un habitant par moins de cinquante ares de superficie territoriale, à peu près ce que renferme en France le département du Nord. Le prix moyen de l'hectare était porté par la statistique officielle de 1846 à 2,426 francs pour la Flandre occidentale et à 3,218 francs pour la Flandre orientale ; le prix des baux libres de toute charge à 73 francs dans la première de ces deux provinces, et à 93 francs dans la seconde. Pour avoir les chiffres de 1860, selon M. de Laveleye, il faut augmenter ceux de 1846 dau moins 14 p. c, car laccroissement est rapide et constant. Depuis un siècle, toutes ces valeurs ont plus que quadruplé.

Malheureusement, la condition des hommes laborieux qui ont amené lagriculture à un si haut point de perfection n'est point en rapport avec la masse d,e produits qu'ils récoltent. L'ouvrier agricole des Flandres est peut-être celui ' de tous les ouvriers européens qui, travaillant le plus, est le plus mal nourri. Le petit fermier ne vit guère mieux. Partout où la stérilité naturelle du sol rend la culture du froment trop

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