‹ La NéerlandeChapitre 6 sur 47 · X RAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE · texte numérisé non relu

X RAPPORT A L INSTITUT DE FRANCE

(leur ordinaire des fermes est de dix à tpente hectares, suivant qu'on entretient une ou deux bêtes de trait. La moitié seulement du sol est en culture, lautre moitié en bruyères ou en bois. Le prix moyen des terres nest guère au dessous de 2,000 francs l'hectare, et elles se louent de 50 à 60 francs. Il y a une vingtaine d'années, l'hectare de bruyère ne se vendait que 10 francs; aujourd'hui il faut que la situation soit bien défavorable pour qu'on l'obtienne à 100 francs. Parmi les produits, le plus estimé est le beurre, qui forme le principal article d'exportation. Le salaire proprement dit n'est pas plus élevé que dans les Flandres; mais la condition de l'ouvrier devient un peu meilleure, parce que la lande communale lui permet d'entretenir des chèvres et même une vache.

La troisième région comprend les deux provinces de Brabant et de Hainaut; c'est ce qu'on appelle la Hesbaye, la partie la plus fertile de la Belgique ; le sol y est formé d'un mélange d'argile et de sable particulièrement propre à la culture du froment. C'était autrefois un pays d'épaisses forêts, dont il ne reste plus rien aujourd'hui. La base de la culture est complètement différente de la zone sablonneuse. Dans les sables , il s'agit d'accumuler une masse énorme de matières fertilisantes, afin de com-

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