‹ La néerlande et la vie hollandaise (volume 2)Chapitre 18 sur 28 · II · texte numérisé non relu

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les degrés que le chacal a parcourus avant d'arriver aux formes^ aux instincts et aux fonctions du chien d'Europe. Une ménagerie philosophique, si Ton me permet cette expression, rétablirait la chaîne des progrès accomplis par ranimai domestique, en exposant d'abord le chien le moins modifié par l'homme. Ce chien est celui de la Nouvelle-Hollande. Tout près de l'état sauvage» cet animal à oreilles droites a sous son poil soyeux une sorte de poil laineux ou de duvet qui est comme la robe na* turelle de sa race, et que nos chiens domestiques ont entièrement perdue ; il n'aboie pas, l'aboiement est chez le chien civilisé (qu'on nous passe le mot) une faculté acquise. Après le chien de la Nouvelle-Hollande viendrait le chien des Esquimaux, qui marque en quelque sorte le second degré de la croissance domestique. Si le chien de la Nouvelle-Hollande exprime dans son œil ardent, dans son allure sauvage, dans ses formes heurtées et dans ses mœurs grossières l'état social de la race la moins industrieuse et la plus abaissée de la terre, le chien des Esquimaux, dont tout l'instinct se borne, ou à peu près, à tirer des traîneaux sur la glace, manifeste les besoins d'une civilisation encore très-peu compliquée, mais déjà capable d'approprier ses forces et celles du règne animal à un certain ordre de services. A la suite du chien des Esquimaux s'échelonneraient, dans leur ordre de dignité, des chiens appartenant aux peuplades barbares ou semibarbares de l'Afrique et du Nouveau-Monde, puis aux

civilisations arrêtées de l'Asie, telles que l'Inde, leThibet,

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la Chine. la Perse. Cette série canine amènerait ainsi Taniraal^ successivennent modifié^ du type sauvage au type de nos plus beaux chiens domestiques^ intendants de rhomme, compagnons de son travail et distributeurs de son action sur les autres animaux. La chaîne des progrès vivants se terminerait par le chien des États-Unis d'Amérique^ qui bat le beurre, qui remplit dans la maison des fonctions variées^ et dont les formes cultivées parThomme dénotent une société laborieuse et supérieure (i).

Ce que nous proposons de faire pour le chien, on le ferait en même temps pour les animaux qui contribuent à notre système d'alimentation ou à notre industrie. Non content de confronter les espèces sauvages aux espèces 4pniestiques^ on établirait les degrés intermédiaires de la transformation. Les individus se succédant dans l'ordre de leurs instincts appris et de leurs services exprimés par leurs caractères extérieurs^ on verrait le bouquetin ou Tœgagre devenir bouc^ le mouflon devenir mouion, l'orops devenir bœuf, le sanglier devenir cochon^ et cela en passant par des nuances qui exprimeraient toujours les influences exercées d'âge en âge par la main de l'homme sur le poil^ la taille, les organes et les mœurs de ces animaux. Nous avons dit que la zoologie ainsi pratiquée ne serait plus seulement une science, mais qu'elle devien-

(1) Nous avons remarqué avec intérêt dans le jardin zoologiquc d'Amsterdam une coUecUon de -loups et de chiens de différentes contrées ; un petit chien de Sumatra à longs poils étonne surtout par ses formes bizarres ; mais ce n*est encore là qu'une histoire trèsincomplète de cet animal domestique.

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drait en outre une histoire universelle. Quoi de plus évident ! L'homme à tout fait : il a commencé^ si on ose le dire^ par se faire lui-inéme ; puis à peine a-t-il eu ébauché les destinées de sa race^' qu'il a poursuivi dans toute la nature les moyens de suppléer aux forces et aux organes qui lui manquaient. C'est alors qu'il a jeté les yeux sur le règne animal. Après avoir cherché seulement une proie dans les êtres vivants^ il a imaginé un jour de leur demander desservices. De ce jour^ l'agriculture, l'industrie , les arts utiles et l'économie ' domestique sont nés. Amener quelques animaux sauvages à partager la vi de l'homme, ses travaux, ses goûts, ce fut l'ceuvre de quelques générations ; mais amener ces individus à l'état de races conquises, sérieusement utiles, ce fut lœovre des siècles. Les âges historiques se transmirent le soin d'améliorer les races d'animaux, et cette entreprisr 'fut favorisée par les lois mêmes de la nature. La bêle e^i capable de développement, non d'un développemeot volontaire, libre, spontané, actifs mais d'un développement communiqué. Si l'animal n'invente pas, il reçoit. Créations passives du progrès, les espèces domestique^ n'avancent point par elles-mêmes, mais elles ne se refusent pas aux perfectionnements que l'homme trace dam leur intelligence, dans leurs instincts ou même dans leurs organes. Or, comme l'homme ne peut agir sur le règo^ animal qu'avec la somme de ses facultés relatives, ils'ensuitque la plus&troite relation existe nécessairement entrr^ l'histoire des races domestiques et l'histoire des progr^

de la civilisation sur le ^lobe. Nul ne donne aux autres que ce qu'il possède, lui-même^ et Tétat social d'un peuple^ comnne son âge historique, se représente exactement par le nombre, la nature et le degré de perfectionnement des animaux domestiques qu'il élève. Dans le dénombrement que César, Tacite et les autres historiens nous ont laissé des richesses zoologiques appartenant aux Celtes ou aux Germains, figurent des troupeaux de vaches, de taureaux, de moutons et de chèvres, le cheval, bellator equu8,\e chien de chasse ou de berger. Tous ces animaux, par leur caractère, indiquent les mœurs nomades, pastorales et guerrières des peuples qui les nourrissaient,

D'après ce principe, — à hommes barbares animaux barbares, à hommes civilisés animaux civilisés, — on peut hardiment créer une zoologie historique. Pour jeter les bases de cet enseignement tout nouveau, que faut-il? Il s'agit de réunir, de grouper et d'échelonner pour chaque série domestique des individus sur les caractères desquels on puisse suivre et parcourir les caractères des sociétés plus ou moins avancées dont ces animaux procèdent. Un jardin zoologique où, dans des enclos réservés à cet ordre d'études, on verrait toutes nos espèces domestiques sortir par degrés de leur souche naturelle, où l'on verrait enfin se former dans les types modifiés des divers animaux les types des diverses civilisations qui les élèvent ; un tel jardin, dis-je, ne serait plus un simple rendez-vous d'amateu^, un but de promenade et de curiosité stérile : ce serait un théâtre d'i-

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dées, un thé&tre de faits sur lequel le grand drame de ii civilisation se représenterait par des acteurs choisis im la nature.

La confrontation des espèces sauvages avec lesespices domestiques, en passant par les nuances intermédiaires, nous montrerait aux deux extrémités de Téchelle, d'une part Tuniformité^ de l'autre la variété. Ce qui distingue ]» races humaines primitives, c'est la ressemblance des individus entre eux; il n'y a pour ainsi dire chez elles qa*iiB homme et qu'une femme. Cette observation n'a poU échappé au génie de Tacite, lorsque, parlant des Ge^ mains, il dit : Habitus quoque corporuMy quanquam is tanto komtnum numéro, idem omnibus. Ces races puies et uniformes ont des animaux qui leur ressemblent, c'est-à-dire des animaux également représentés fe un type unique. Dans les civilisations ébauchées, il n) a pour ainsi dire qu'un cheval, qu'un chien, qu'un ftoe, qu'un mouton. L'homme crée la variété dans sa race et dans les espèces domestiques en substituant à l'uDifo^ mité primitive donnée par la nature un système de croisements utiles. Ainsi, dans une ménagerie où les espèces sauvages seraient mises en regard des espèces domestiques et de leurs différents degrés de formation, tel genre qui, au point de départ, serait représenté par un ou deux types au plus, finirait par aboutir, vers la fin de la série, à un nombre très-considérable de types engendrés les uifs des autres. Ainsi se dessinerait en relief, et pour ainsi dire dans la vie, cette grande loi:

— tout se ressemble en sortant des mains de la nature;, tout diffère en sortant des mains de l'homme civilisé.

Ce n'est pas tout : dans les civilisations simples^ les animaux se montrent capables d'un ordre unique de services en rapport avec leurs instincts primitifs ; dans les civilisations compliquées^ les animaux domestiques se montrent capables de services nombreux et diversifiés de plus en plus en rapport avec les besoins de rhomme. Chaque fonction nouvelle constitue un progrès qui n'efface point les progrès antérieurs^ mais qui les continue et qui superpose des facultés acquises à des facultés naturelles. Pour ne regarder ici qu'aux grandes divisions^ nous retrouvons les trois ftges primitifs de la civilisation gravés dans trois variétés inférieures de la race canine : — le chien de chasse^ état sauvage ; — le chien de berger^ état pastoral ; — le chien de garde^ naissance de la propriété. La division du travail^ l'inégalité des conditions sociales^ la différence d'éducation^ de nourriture et de soins hygiéniques parmi les différentes classes de citoyens^ tous ces faits qui se produisent à la naissance des États^ s'écrivent en traits multiples dans les caractères des races domestiques et engendrent des variétés de services dont la somme constitue la richesse agricole et industrielle des nations. L'histoire des animaux domestiques^ c'est l'histoire de l'organisation du travail.

Cette sorte d'épopée économique^ où la poésie des faits aurait bien vite remplacé la sécheresse des claasifi-

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cations et la froideur des conjectures, conduirait naturellement le spectateur à un nouveau théâtre d'expériences. Les questions relatives à la domesticité des animaux commencent^ et avec raison^ à préoccuper les naturalistes. Tons conviennent que l'amélioration des races conquises dans nos climats^ l'acquisition de celles qui restent à conquérir^ seraient un des plus grands bienfaits que Ton put répandre sur un pays. Cela rendrait^ disent-ils, les travaux moins pénibles et les moyens de subsistance plus assurés. L'œuvre de Taccli* matation des animaux étrangers demande à être éclairée par rhistoire de la naturalisation des anciennes espèces domestiques. Ici encore les faits abondent. La plupart des espèces domestiques dont l'Européen tire sa richesse n'appartiennent point à l'Europe. Quand la race de Japhet, audax Japeti genus^ s'avança dans la partie du monde que nous habitons, et où se déploient maintenant toutes les merveilles de l'industrie, toutes les conquêtes de l'agriculture, que trouva-t-elle ? En fait d'arbres, le chêne ; en fait d'animaux, le sanglier. Toutes ces belles espèces domestiques auxquelles les civilisations européennes doivent leur bien-être, leur supériorité, leur magnificence, l'Europe les a empruntées aux autres parties de la terre. Tout ce que la nature avait reiusé à nos climats, l'industrie humaine se l'est donné. Originairement, cette mère nature, rerum aima parenSy avait peu favorisé le nord du globe ; Thomme destiné ù vivre dans nos contrées pauvres avait été doué

seulement d'un cerveau plus riche que celui des autres races^ et c'est à l'aide de ce cerveau privilégié qu'exerçant sur le monde une sorte de magistrature économique^ l'Européen a augmenté ses forces de toutes les forces cosmopolites du règne animal. A l'Asie centrale il a demandé, le cheval^ à l'Inde et à l'Egypte le bœuf^ à la Perse la chèvre^ à l'Indostan la poule^ à la Colchide le faisan^ à l'Afrique la pintade^ au Nouveau-Monde le dindon. Ainsi le règne animal qui existe en Europe est notre conquête.

Cette conquête pacifique est-elle terminée? L'œuvre de la domestication des animaux est-elle accomplie ? La science nous'répond que non. L'histoire nous indique un très-grand nombre d'animaux exotiques sur lesquels l'homme pourrait certainement étendre sa main. La plup^t de ces animaux figurent dans les ménageries et dans les jardins zoologiques, mais ils y figurent comme simples objets de curiosité. Il faut d'ailleurs bien distinguer entre la possession accidentelle de quelques individus et la possession de la race. Certains animaux peuvent être asservis^ apprivoisés méme^ sans être domestiques. La domesticité est un fait qui repose sur une loi^ et cette loi^ c'est l'hérédité des modifications acquises. L'animal issu d'un père et d'une mère sauvages naît sauvage ; l'animal issu d'un père et d'une mère apprivoisés naît apprivoisé ; l'animal issu d'un père et d'une mère domestiques naît apte à la domesticité. Los inclinations, les caractères, les facultés, que les espèces soumises

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contractent dans le commerce avec rhomme, se transmettent par voie de reprodaclion naturelle. Une sorte de progrès lent germe dans les organes de l'animal qui passe de rétat de nature à Tétat domestique^ et ce progrès^ continué de génération en génération^ dessine une nouvelle manière d'être. Cette tradition passive à laquelle participent, selon des degrés différents, tous les individus de la race, cette hérédité des caractères acquis justifie scientifiquement les efforts et les essais du genre humain pour introduire dans la création un règne animal à lui. Les artistes peuvent admirer, si bon leur semble, les formes primitives de ces animaux des forêts sur lesquels la main de Tbomme n'a rien imprimé; libre à eux de préférer même les espèces sauvages, expression farouche des forces aveugles de la nature, aux espèces domestiques, sur lesquelles revivent les traits des différentes civilisations du globe. L'économiste, lui, envisage les faits à un autre point de vue : il apprécie dans les animaux les organes qui se rapportent à un ordre de services déterminés; il estime les formes vivantes dans le développement desquelles nous kvons un intérêt. Pour réconomiste, Tanimal qui travaille ou qui nourrit l'homme n'est jamais laid, il a la poésie de l'utile.

Nous venons de poser la loi, il nous faut dire maintenant pourquoi cette loi ne s'est point étendue à tous les membres de la famille zoologique. Desobstacles s'élèvent à la conquête du règne animal, et le premier de ces obstacles est dans la distribution géographique des êtres.

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La nature^ au moyen des climats^ a limité^ circonscrit^ localisé Texistence de chaque espèce vivante sur le globe. Hàtons-nous pourtant de le dire^ cet obstacle^ si sérieux qu'il soit^ ne parait point être invincible. Toutes les fois que rhoimne a vu pour lui un intérêt considérable à s^emparer d'une espèce sauvage^ il l'a fait^ et les barrières topographiques^ après un moment de résistance^ se sont abaissées devant sa volonté persévérante. Jetez un coup d^œil sur le monde^ et vous reconnaîtrez bien vite que Tubiquité de tel ou tel aniipal domestique est en raison directe des services que cet animal rend à son maître. Les êtres organisés, dans l'état primitif, ne présentent pas tous les mêmes dispositions ni la même répugnance k la domesticité. Il y en a évidemment de plus rebelles les uns que les autres^ soit à l'acclimatation^ soit à l'apprivoisement; mais quand l'utilité d'un animal est telle que les sociétés humaines n'auraient pu ni se fonder^ ni prospérer sans lui^ on peut dire que sa conquête est décrétée en principe. Si donc l'homme ne s'est point approprié les instincts et la chair d'un plus grand nombre d'animaux domestiques^ il ne faut en accuser ni les climats, ni les températures différentes du globe, ni les mœurs primitives des animaux réfractaires ; il faut plutôt dire que, ayant pourvu à ses besoins les plus urgents par l'assimilation d'une petite quantité d'espèces utiles, il a ralenti son action sur la ^ nature organique, et abandonné une victoire qui demandait trop de sacrifices à sa paresse.

L'Europe ne possède encore que trente- cinq e$pèce> domestiques^ parmi lesquelles trente et une sont originaires de Tancien monde et quatre de l'Amérique. Évidemment^ c'£st trop peu^ tous les naturalistes sérieux en conviennent; quelques-uns ont même émis levœuei conçu Tespérance d'accroître la famille de nos animaai utiles. Pour se rendre compte de la somme de bieniaiis que répandrait sur l'agriculture^ sur l'industrie^ suf les arts^ l'acquisition des espèces exotiques confinées anjourd'hui bien au delà des limites de l'Europe^ il faotî^ figurer la perte que feraient nos civilisations^ si Tune des espèces d'animaux acclimatés depuis longtemps^ comiK le cheval^ Tàne^ le mouton, le bœuf, la poule^ venait i disparaître. La richesse publique, en serait visiblemesi atteinte^ et l'économie sociale aurait autant à déplom une telle perte que l'histoire naturelle. Parmi c* animaux en effets les uns contribuent à notre alimentation; les autres, comme le mouton, servent en même teni[fc à nous nourrir et à nous vêtir; les autres enfin, en qoalité d'auxiliaires, prennent à la charge de leurs membre* vigoureux une somme de travail qui, eux absents, retoioberait tout entière sur les bras de l'homme. Il a fallu la maladie des pommes de terre pour nous apprendre la valeur économique de ce tubercule et l'étendue des spjvices que Parmenlier nous a rendus en le propageant: faudra-t-îl de même une épizootîe générale et terrible pour nous enseigner de quelle importance est la culture du règne animal? />r, tcdfîm avertite casum ! La raison

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seule doit nous apprendre de quels bienfaits nous sommes redevables aux premiers hommes qui ont accouplé les bœufs sous le joug, dompté le cheval, 'adouci le sanglier, et quelle reconnaissance attend dans l'avenir la main assez heureuse pour doter TEurope d'une nouvelle espèce domestique.

Il doit suffire maintenant de passer rapidement en revue le règne animal pour voir, dans chaque grande division de la vie organique, quels sont les types dont il est raisonnable d'espérer la conquête.

Aux carnassiers, l'Européen a demandé le plus utile et le plus intelligent de ses auxiliaires, le chien ; puis, cela fait, il s'est arrêté. Quelques personnes ignorantes des faits s'imaginent que si l'industrie humaine n'a . point réclamé à l'état de nature la plupart des grands carnivores, c'est qu'elle a reculé devant la férocité naturelle de ces. animaux. Là n'est point l'obstacle. Il y a des exemples de lions, de tigres, d'ours, de loups, de renards, fort traitables et même complètement apprivoisés. La hyène, qui est en général i)n objet d'aversion, la hyène que les naturalistes du dernier siècle avaient peinte sous des couleurs si sombres, la hyène, dis-je, est déjà passée à l'état d'animal domestique dans une grande partie du continent africain, où elle rend les

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