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services du chien le plus fidèle et le plus attaché à son maître. L'éducation de la race féline est commencée: jt ne parle pas du chat^ cet hôte inconstant de nos demeQres^ qui n'a jamais voulu renoncer à son indépendance; je parle du guépard^ dont la ménagerie d'Anvers possèdt un exemplaire, et qui dément par ses mœurs les préjugés vulgaires touchant la cruauté du tigre. Bon et docile dans l'état de liberté^ il suit les seigneurs indiens a la chasse; prisonnier^ il touche ses geôliers eux-iDéiue» par la douceur de son caractère. Il est vrai que legl]^ pard présente quelques différences organiques avec les autres fêles. La partie antérieure du cerveau est piib élevée^ et ses ongles non rétractiles sont autrement conformés que ceux du tigre; mais on se demande si ce^ caractères spécifiques sont fourjfiis par la nature ou crée par l'éducation. C'est un champ de conjectures que f ne veux point ouvrir; il nous suffira de savoir qu'au seis des familles zoologiques qui passent pour les plus redoutables se rencontrent des animaux très-susceptiblés de subir l'influence de l'homme. Il n'y a point de béift féroces, en ce sens qu'il n'y a pomt d'animaux, au raolDj parmi les mammifères, incapables d'attachement et df j reconnaissance. C'est même une loi connue des naturalistes que chez la brute, comme chez l'homme, la bonî« est un fruit du développement de l'intelligence. Le? animaux qui se montrent les plus capables d'aflectionetde rapports avec nous ne sont pas ceux que la natures le moins pourvus de moyens d'attaque ; ce sont ceux |
qU^elie a cloués de plus d'espiit. Le caractère plus ou moins dangereux des animaux est si peu en rapport avec leur régime alimentaire, ou même avec la force de destruction dont ils sont doués, que la plupart des herbivores sont en général des êtres farouches, grossiers, et dont l'apparente douceur est souvent suivie d'un acte de brutalité. Il a fallu plus de patience, plus de courage, plus de travail, pour dompter le cheval et le taureau, qu'il n'en eût fallu à l'homme pour conquérir la plus terrible des espèces carnivores, et si l'industrie agricole s'est adressée de préférence aux ruminants et aux solipè* des, c'est uniquement parce qu'elle y a vu une utilité plus immédiate.
Cet obstacle écarté comme imaginaire, que reste-t-il ? 11 reste la difficulté d'acclimatation. La plupart des carnassiers parmi lesquels les sociétés ejaropéennes pourraient recruter de nouveaux auxiliaires appartiennent à des climats brûlants ou glacés. Cette barrière, élevée par la nature à l'humeur envahissante de l'homme, est trèssérieuse; mais voyons si des raisons semblables ne s'opposaient point à la conquête de nos anciennes races domestiques, et cherchons de quelle manière l'homme s*y est pris pour effacer les limites géographiques dans lesquelles ces mêmes espèces, à l'état sauvage, étaient emprisonnées. L'histoire nous apprend que nos animaux originaires des contrées chaudes n'ont pas brusquement changé de patrie; ils n'ont point sauté d'un bond du midi au nord ; ils ont suivi la marche lente, régulière,
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graduée de la civilisation ^ qui s'avance pas à pas d'onea* en occident, mais qui avance toujours. C'est par les rivages de la Grèce que le faisan de la Coichide etlepaoo de i'Inde se sont répandus dans toute l'Europe; la pintade et le furet; tous deux africains, ont été natandises.. l'une en Italie^ l'autre en Espagne^ puis en Languedoc et en Provence, avant d'arriver jusque nos contrées froides, où la pintade orne nos basses-cours et où le foret réprime la trop grande multiplicité des lapins. Ainsi la voie est tracée. Si, comme il est permis de l'espérer. l'exemple donné par l'Angleterre et par la Belgique e»t suivi en Europe; si des jardins zoologiques, à l'instar de ceux de Londres, d'Amsterdam, d'Anvers, de Gand,de Bruxelles, se fondent d'ici à quelques années dans d'autres villes plus aimées du soleil, et si, mariant l'histoiï^ naturelle avec l'économie politique, ces établissement ajoutent à un but de plaisir un but d'utilité, la conquête du règne animal pourra faire de sérieux progrès. Supposons, par exemple, deux jardins zoologîques situés 1 ud dans les environs de Venise et l'autre à Lisbonne: fes deux écoles d'acclimatation transmettraient, au boni d^un certain nombre de naissances, leurs élèves et le résultat de leurs essais à Marseille ou à Bordeaux, qui correspondraient avec le Muséum d'histoire naturelle de Paris, mis lui-même en relation avec les jardins zoologiques d'Angleterre, de Hollande ou de Belgique. La race nouvellement acquise par les soins de la science s'avancerait ainsi, d'étape en étape, vers une naturalisation
eua>péenne. Dans cette marche graduée^ elle suivrait le même chemin géographique et parcourrait les mêmes phases mobiles de température que nos anciennes races domestiques ont traversées; seulement cette marche artificielle serait accélérée par les lumières et par l'action de rhygiène pratique.
Dans cette série de carnassiers auxquels nous demandons des auxiliaires^ il existe un animal qui pourrait nous rendre de grands services : c'est le phoque. Intelligent^ doux^ affectueux^ il a toutes les qualités qui prédisposent à l'état domestique. A Dijon^ chez le directeur du cabinet d'histoire naturelle^ vivait^ il y a quelques années^ un phoque tellement apprivoisé^ que cet habitant des mers avait tout à fait modifié ses mœurs et ses habitudes primitives ; il n'allait presque plus dans l'eau et se plaçait l'hiver près de son maître^ au coin du feu, le ventre sur la cendre tiède. Dressé par l'homme, le phoque serait pour la pêche ce que le chien est pour la chasse. La seule difficulté réside dans la circonscrip- . tion géographique de cet animal. Les naturalistes ont observé un fait dont ils se sont peut-être trop hfttés de déduire une loi. Le fait, le voici : aucun des animaux exotiques acclimatés maintenant en Europe n'est originaire d'une contrée plus froide que la nôtre. — On peut répondre à cela que la civilisation étant partie, de l'Inde, de la Perse, de l'Egypte, il est tout naturel que nos animaux domestiques aient suivi dans sa marche vers l'occident cette civilisation dont ils étaient les ouvrages et les
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membres indispensables. Il est vrai que les races du noni sont aussi descendues à plusieurs reprises sur le mididr TEurope ; mais quelle différence dans la nature de c«$ mouvements! La marche de Télément social qui s'avance d'orient en occident a toute la majesté de révolution solaire, tandis que les déplacements des races septentrionales ont toujours le caractère d'invasions tuiDoitueuses. Une violence stérile a marqué partout le passage de ces torrents de barbares, qui, après avoir détruit b anciennes sociétés, ont fini par s'évanouir dans H' victoire.
A supposer d'ailleurs que ce fait historique fût une loi de la nature, il ne saurait rien prouver contre la conquête probable du phoque. Quoique cet animal soit un hôte des mers du Nord, il vit dans des latitudes assez variées, lif côtes de la Hollande et de la Belgique pourraientconveé à son éducation. Pour concevoir l'importance de cetir œuvre, il faut se dire que sur cette solitude des raer^. sept fois grande comme la terre, l'homme ne comp^ jusqu'ici que des ennemis. De quel" intérêt ne serait-ii point pour lui de se faire, au milieu du peuple actuel des eaux, un allié, un ami, un compagnon, un auxili«w qui le suivrait dans ses entreprises! Les résultats les plu> positifs et les plus concluants ont été obtenus déjàsurdes individus ; il ne s'agit plus que d'étendre les mêmes dispositions à la race, et on peut dire que le phoqueestune conquête toute préparée par la nature.
Si de la famille des carnassiers nous passons à cell«'
des herbivores, nous trouvons que TEurope manque de plusieurs espèce$*doinestiques auxquelles les civilisations de l'Asie, de l'Afrique et du Nouveau-Monde doivent une partie de leurs richesses, celles quedonnent le chameau, le dromadaire, l'hémione, le couagga, le lama, Talpaca. Le chameatt et le dromadaire parleur sobriété, leur patience, la structure de leur estomac, qui leur permet d^endurer la privation d'eau, rendraient dans les pays secs et montagneux de TEùrope des services que le meilleur cheval ne peut procurer. Au Jardin des Plantes de Paris, des dromadaires ont été longtemps attelés au manège du puits, et l'on s'est assuré qu'un seul dromadaire équivalait pour l'ouvrage à deux forts chevaux. Moins de nourriture et plus de travail, ce serait là un profit tout clair pour la constitution économique des sociétés.
Le lama est le chameau du Nouveau-Monde. Quoique faibleetlent, il nenous semble pointa dédaigner comme bote de somme dans les pays pauvres et montagneux, où l'àne, le cheval et le mulet lui-même ont de la peine à se maintenir. L'accession de cet animal serait pour certains départements de la France, notamment pour celui des Hautes-Alpes, une bonne fortune. Originaire desmontagnesles plus élevées du globe, le lama a le pas très-sûr; il descend, lourdementchargé, des ravins très-dangereux, et se fraye entre les rochers, sur le bord même des précipices, une route où souvent l'homme renonce à l'accompagner. Le lama ne réclame presque aucun soin; il n'a
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presque pasbesoin d'être abrité contre les injures de Pair; il trouve lui-même et partout ses moyens de subsistance. Le lama conviendrait comme bête de^ somme à quelques localités^ mais il conviendrait à toutes comme animal de boucherie ^ car sa chair est estimée : sa laine, filée et préparée^ donne des étoffes de prix. Le laDia n'est d'ailleurs point comparable sous ce rapport à Talpaca^ dont le poil est aussi fin que le {K>il des chèvres de Cachemire et beaucoup plus long. La TabricatioD et la vente des tissus auxquels cette toison a servi de matière ont longtemps constitué une des rares branches d'industrie et de commerce de l'Ainérique du Sud. Introduits tout récemment dans quelques contrées de l'Europe^ ces animaux ont déjà réussi à vivre sur plusieurs points et à se reproduire. Il n'y a guère de jardins zooiogiques où^ avec un peu de soin^ on *n'ait obtenu des naissances de lama et même d'alpaca. La race des lamas est déjà presque acclimatée en Hollande. Que ces essais continuent^ et avant un demi-siècle ces animaux du Nouveau-Monde pourront être regardés comme faisant partie de notre règne économique. Leur conquête^ aujourd'hui assurée en principe^ ne fera certes oublier ni le cheval, ni l'âne/ ni le mulet^ ni le mouton^ mais elle introduira un élément de plusdans l'agriculture et dans l'induslne. Enrichir par des auxiliaires nouveaux le système actuel du mouvement^ ce serait ajouter au bien-être et à la force productive des sociétés.- Quelques naturalistes anglais ont pensé que, malgré leur caractère vicieux et
obstiné^ le daw et le zèbre n'étaient point incapables d'éducation ; ils soutiennent même que^ cultivés^ leurs défauts deviendraient les germes de qualités précieuses pour rhomme^ telles que Timpétuosité^ le courage, Tardeur. Il est un autre animal moins farouche et doué d'une grande vitesse: — c'est l'élan, connu aux États* Unis sous le nom de wapeti. Ce noble animal, l'orgueil des forêts américaines, fut introduit à Baltimore par un naturaliste allemand. Les Indiens Tapprivoisërent, et il leur rendit bien vite tous les services d'un animal domestique : l'élan porte les fardeaux, tire les traîneaux sur la glace pendant l'hiver avec unerapidité extrême, et nourrit l'homme de sa chair, qui a de la finesse. Quatre élans américains furent amenés en Angleterre dans Tannée 1817 et achetés fort cher par lord James Hurray, qui obtint de ces animaux trois générations superbes. Il y a quelques années, un élan fut vu à Londres, harnaché comme un cheval et emportant un tilbury avec une îJdmirable vigueur. Cet animal parait être de la race des élans antédiluviens dont les énormes débris fossiles se retrouvent pêle-mêle avec les ruines des forêts dans lesquelles il cachait son inofiTensive majesté. L'élan doit être désigné au zèle des naturalistes qui s'occupent d'acclimatation.
De tous les animaux néanmoins que dans nos climats tempérés l'industrie pourrait adjoindre aux auxiliaires actuels dutravail humain, celui qui mérite le plus d'intérêt^ c'est le renne. Cet animal constitue presque toute
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la richesse des peuples du Nord; il leur tient lieu àk fois de la vache^ du mouton et du cheval, car il les nourrit de son lait, les réchauffe de sa laine et transporta leurs fardeaux ; sa chair est excellente. On compretjd tout de suite de quel prix serait pour nos campagnes l'accession d'un animal utile à tant de points de vue. lœ telle conquête a déjà tenté Tardeur des Anglais ; des essais ont été entrepris dans ces dernières années pour introduire le renne, sur une certaine échelle, dans ie^ contrées froides de la Grande-Bretagne. Ces essais, net sommes forcé de le dire, n'ont point. été heureux. On» peut accuser de cet insuccès le changement de régiiw diététique, car la mousse qui forme la principale noumture de cet animal abonde en Ecosse. Reste donc la# ficulté d'acclimatation. Le renne, comme en général loe les animaux duNord, adhère, on ne saurait lenier,avîf une ténacité extrême aux conditions géographiques daE^ lesquelles l'a placé la nature. Toute la question est ce savoir si cette ténacité est invincible. On ne saurait b vérité rien conclure des essais qui ont été tentés jo^ qu'ici. L^art de l'acclimatation consiste avant toutànnr nager les nuances du changement» Tout être oi^nisêt^' susceptible de céder à l'action des modifications conilt' nées, mais c'est à la condition expresse que cette actioe sera lente, graduée, insensible. Un animal arraché violeiûment à sa situation originaire prend difficilement racifie dans la patrie artificielle qu'on lui destine. Pour bien faireil faut que l'industrie ait eu soin de préparer en quelque
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sorte les conditions géographiques de cette nouvelle résidence. Le renne est très-répandu en Norwége, où Ton estime beaucoup ses services^ soit comme objet de luxe> soit comme auxiliaire de Thomme^ soit encore comme animal de boucherie. Pour amener ce froid habitant des glaces dans les climats modérés de ^Europe, il faudrait un système de transitions organisées ; sa race devra s'avancer d'étape en étape sur les bords de la Baltique ou de la mer du Nord. Des jardins zoologiques conçus d'après cette idée, et réalisant du nord au midi une échelle mobile de températures, seraient seuls capables d'enrichir notre règne domestique d'un sujet . si docile et si précieux. Anvers pourrait jouer vis-à-vis des animaux polaires le rôle que Marseille est appelé à jouer vis-à-vis des animaux de l'Afrique; c'est un pied-à-terre où le renijie viendrait se poser, après avoir passé parle Dane- * mark et par la Hollande, et d'où il pourrait peut-être se répandre plus tard dans l'intérieur de la France. Le climat de la Belgique, surtout celui d'Anvers, est un climat peu favorisé du soleil, qui ne convient guère aux essais de naturalisation en ce qui touche les races du Midi ; mais cette disgrâce elle-même deviendrait une condition heureuse et féconde pour la conquête des races du Nord (i).
Notre régime alimentaire est pauvre, comparé surtout
(1) On a un exemple de la rapidité avec laquelle la conquête du renne est capable de se propager, quand elle rencontre des conditions favoraliles. En 1773, treize rennes furent exportés de Norwége en Islande; trois seulement arrivèrent au but de leur voyase. On les lâcha
aux richesses vivantes que la nature a répandues sur le globe^ et dont l'Européen^ quoique le plus industries des hommes^ ne s'est encore approprié qu'une très-faible partie. 11 serait trop long de passer en revue toutes les espèces exotiques de mammifères dont nos tables pourraient s'enrichir ; mais il en est une qui se recommande par sa grande taille^ par l'abondance de saebair et par la facilité de sa conquête : nous voulons parlerdu tapir américain. Le tapir est l'hippopotame du Nouveau- Monde, de même que le lama en est le chameau. Ce pachyderme compléterait la race de nos cochons domestiques, dont l'utilité^ est proverbiale. Une considératioD doit nous diriger non-seulement dans laconquête du tapir, mais dans celle du cabiai, delà vigogne, de la gazelle ' et de tant d'autres espèces inconnues en Europe, que réclament, soit notre économie alimentaire, soit nrtre industrie. Tous les animaux qui se sont laissé réduire r l'état domestique se sont considérablement accrus es nombre malgré les sacrifices imposés à leur race parno§ besoins; tous les animaux, au contraire, qui ont persista à^vivre dans l'état sauvage diminuent de jour en jour. Quelques-uns même tendent, selon toute vraîsemblantf . à s'effacer du monde. A mesure que la civilisation s'avance sur le globe, elle refoulé le règne animal. L6 grandes espèces surtout ne peuvent se maintenir à l'étâi
dans les montagnes, où ils prospérèrent et se maltiplièrent tellemnii que, quarante ans après, il n'était pas rare de rencontrer dans plusieurs parties de l'Islande des troupeaux de cinquante à cent reDD&
libre dans le voisinage des sociétés. Que TAfrique et FAsie suivent un jour l^exemple du Nouveau-Monde, que la hache du pionnier ouvre sur cette vieille terre un chemin à la colonisation, et les races sauvages auront à choisir entre ces deux alternatives, — passer dans le domaine de rhomme ou disparaître. En favorisant les essais qui doivent accroître le groupe de nos animaux domestiques, la science ne servirait pas seulement les intérêts de réconomie sociale ; elle ferait acte de conservation naturelle. Plusieurs races sauvages de ruminants, circonscrites dans des régions peu étendues, exposées aux attaques perpétuelles d'ennemis tels que le lion et le tigre, dénoncées comme la girafe par la grandeur de leur taille et par l'éclat de leurs couleurs, sont menacées de passer dans quelques siècles à Tétat de races perdues, si elles ne cherchent une protection sous la main de Thomme.
Cettecrainte n'est point chimérique; elle s'appuie sur des faits. On a déjà l'exemple d'un animal qui s'est éteint depuis les temps historiques. Du dodo, grand oiseau à ailes courtes, découvert dans l'île de France quand l'île de France était encore inhabitée, il ne reste .qu'une description écrite, une jambe qui figure au British Muséum, et une peinturequi a, dit-on, été prise sur l'animal vivant. Voilà donc un oiseau, qui, par suite de l'introduction de l'homme dans certaines contrées de l'Afrique, a été rejoindre les espèces perdues du monde antédiluvien. Le même sort paraît réservé à Vému et au kanguroo ; l'un et l'autre se retirent rapidement devant les progrès de la
colonisation en Australie^ et si la science ne vient à leur secours en les acclimatant chez nous, ces deux antmaui seront, dans quelque temps, comme le dodo^ extirpés da globe.
Il est un autre animal précieux pour Tindustrie qui convoite sa peau, estimé à cause des qualités de sa chair, et qui, en raison même de ses services, semble promis à une extermination certaine, quoique plus ou moins éloignée : c'est le castor. Traqué par les Indiens du nord de TAmérique, que la civilisation traque à leur tour, le castor échappera malaisément à la guerre qui lui est déclarée, s'il ne réussit à se faire adopter par son ennemi. L'homme n'adopte, il est vrai, les animaux alimentaires et industriels qu'en vue de les détruire ; mais cette destruction régulière, organisée, corrigée d'ailleurs par les soins de la reproduction, ne compromet point Texistence de la race, comme font les fureurs de la chasse et de la pèche. Si les craintesexpriméespar quelques naturalistes sur l'avenir de certaines espèces sauvages ne manqueni point de fondement, s'il est vrai que les faits donnent à ces appréciations une valeur de probabilité, il faut ou accuser la nature d'imprévoyance, ou conclure que tous les animaux sont destinés à devenir domestiques, et que la perpétuité de leur existence sur le globe ne pourra être assurée qu'à celte condition.
La conquête des races exotiques, cette œuvre de conservation et de prévoyance, fait des progrès insensibles, mais sûrs. Hier le kanguroo était à peine connu; aujour-
d'hui OD peut déjà fonder des espérances sérieuses sur la naturalisation de cet animal dans nos climats. Des naissances de kanguroos ont été obtenues par quelques établissements d'histoire naturelle. 11 serait intéressant pour la science d'observer dans quelle proportion la domesticité modifierait chez nous les mœurs de ce didelpbe. C'est une loi que les parties du mondé à situation excentrique donnent naissance à un règne animal extraordinaire. Si cette loi géographique est aussi bien appuyée sur les faits que nous le croyons^ si les êtres organisés sont en quelque sorte les puissances animées des régions où ils ont reçu le jour, et où ils continuent de vivre; si, sur l'inspection de leurs caractères extérieurs et de leurs habitudes, on peut se faire une idée du pays dont ils sont originaires, quiconque voit le kanguroo a pour ainsi dire vu i'AUstralie. Cet animal qui saute plutôt qu'il ne marche, dont l'attitude est^ très-souvent verticale, et auquel sa queue, quand il se tient debout, sert de pilier, cet animal est calqué sur les circonstances topographiques au milieu desquelles il vit. Sa grande taille, la force considérable de ses membres postérieurs, les bonds de douze à vingt pieds de haut qu'il exécute avec aisance, tout annonce une contrée où, comme le rapportent les voyageurs, croissent de distance en distance d'énormes touffes d'herbe, et où la vue s'élance de roc en roc, de buisson en buisson. Quelques naturalistes anglais ont affirmé que les kanguroos, élevés et domestiqués depuis longtemps sur les côtes de l'Australie, avaient perdu
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dans cette nouvelle manière de vivre leur allure saccadée, que Télévation et la force de leur taille avaient diminué, et quils faisaient plus fréquemment usage de leurs quatre pattes pour courir. Si ces faits étaient confirma sous nos yeux par l'expérience, ils éclaireraient une question d'histoire naturelle restée jusqu'ici fort obscure: quel est le degré d'influence exercé par les circonstances extérieures sur Torganisation et les mœurs des êtres vivants?
Si des mammifères nous passons aux oiseaux, ici encore nous trouverons que la main de Thomme a été beaucoup trop économe de ses conquêtes. Au moyen âge, alors que la société était fondée sur la prédominance de Télément militaire, Tart dé la fauconnerie tenait une grande place dans le monde. Les caractères de la féodalité, la vie de château, les mœurs de cette sanglante époque se reflétaient dans les habitudes de Toiseau de proie, dont l'éducation ne faisait que diriger les instincts sauvages et destructeurs. L'art de la fauconnerie a disparu avec la hiérarchie des castes, avec les grandes fortunes d'épée, avec le pillage et la dévastation. L'éducation actuelle de notre règne animal domestique doit refléter les traits d'une société industrieuse qui aspire au bien-être sans doute, mais qui compte fonder sa prospérité matérielle sur les conquêtes de la paix et du travail. La chasse exprime l'enfance de notre action sur les espèces alimentaires, comme le butin auquel la guerre donne naissance exprime l'enfance de l'économie polîti-
que. Le choix des races ornitbologiques dont l'acclimatation peut enrichir nos volières^ nos parcs ou nos basses-cours^ doit être dirigé aujourd'hui^ non. par un fol orgueil^ ni par un but de déprédation, nmis par la recherche de l'utile et par le respect de tous les droits.
Un obstacle s'opposait jusqu'ici à ce que les grandes espèces d'oiseaux exotiques se reproduisissent dans nos climats; on n'avait jamais pu obtenir que les œufs d'autruche et de casoar donnassent lieu à des naissances par les voies naturelles. Aujourd'hui les naturalistes ont le droit de compter, pour le succès, sur la puissance des incubateurs hydrauliques dont la Grande-Bretagne a perfectionné l'échelle. Déjà des œufs d'autruche et de casoar ont été soumis à ces appareils; une vive curiosité s'attache à cette incubation artificielle, que l'on voit se faire à travers une vitre. Si ces essais réussissent, l'industrie nationale ne sera bientôt plus tributaire de l'Afrique pour ces belles plumes qui font l'orgueil et la parure des femmes. C'est, dans tous les cas, un spectacle digne de l'homme que d'assister au silencieux travail de la germination de l'œi^f, à l'éclosion des petits, à tous ces mystères, en un mot, que la femelle de l'oiseau ensevelit d'ordinaire sous ses ailes, et qui sont révélés cette fois par l'instrument dispensateur indiscret de la chaleur et de la vie.
Le zèle des acclimatateurs devra s'attacher surtout h la famille des gallinacés. La série de nos volailles est jusqu'ici peu variée ; il y manque une foule de sujets que
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possèdent soit l'Afrique, soit i'Australie^ soit le Nouveau- Monde. Il nous suffira d'indiquer le hocco et le païui. Quand on considère les mœurs familières de ces oiseaux. quand on sait avec quelle facilité ils passent de rétat dp nature à Tétat domestique^ quand on songe qu'ils oot été depuis longtemps apprivoisés dans plusieurs parties de l'Amérique du Sud^ on est^ en vérité^ surpris de chercher ces oiseaux sur nos tables et de ne les point trouver. Que le hocco puisse s'habituer à nos climal\ c'est ce qui ne doit plus former pour nous l'objet d'un doute. Le hocco a déjà été naturalisé une fois en Hollande, où il devint aussi prolifique au bout de quelque mois que la plupart de nos volailles communes. Cette conquête avait été commencée un peu avant la preraièff révolution française^ et elle serait assurée maiDlenaiît sans les troubles civils et les guerres qui traversèrect alors la Hollande. L'établissement dans lequel la conquête du hocco avait été entreprise fut emporté par l'orage; la nouvelle race domestique fut dispersée, \^ soins et les peines donnés à l'éducation de cet oisenu se trouvèrent perdus. Si les naturalistes regardaient moins aux grands intérêts de l'humanité qu'aux pertes et aiii inconvénients qui les touchent^ ils auraient là un beau motif d'incriminer les révolutions. Quoi qu'il en soit, la conquête du hocco est aujourd'hui à recommencer: cette charge incombe aux jardins zoologiques. L'introduction de cet oiseau dans nos climats serait désirable à plus d'un point de vue: non-seulement sa taille et sa
beauté le recommandent aux amateurs^ mais il serait encore recherché sur nos marchés pour Texcellence de sa chair, qui sArpasse^ dit-on, en saveur, celle du faisan.
La famille des poissons nous a encore moins fourni d'espècesétrangères que la famille des oiseaux. Jusqu'ici, rhomme en est presque réduit à se nourrir des quelques espèces ichthyologiques dont Tavare nature a peuplé les lacs, Jes fleuves, les rivières, les étangs, sur le bord desquels il est destiné à vivre, et cependant le cyprin doté, si commun dans nos villes, qu'il forme souvent le seul luxe du pauvre, le cyprin doré est là pour nous dire qu'on peut enlever un poisson à son soleil natal, fût-ce celui de la Chine, et lui donner pour patrie les contrées les plus brumeuses. La pisciculture est encore dans l'enfance, mais cet art est appelé à faire des progrès incalculables. Les nouveaux appareils que la Grande-Bretagne vient de se donner permettent d'observer à travers une cuve de cristal les mœurs, les amours, les naissances des poissons et des mollusques. Une telle étude de la vie aquatique servira, sans aucun doute, à diriger notre action avec connaissance de cause sur les diverses tribus d'un peuple qui se couvrait jusqu'ici contre nos regards des voiles et des profondeurs de son élément vital. Cette invention n'est rien, comparée à l'œuvre de la fécondation artificielle.
Non contente de créer des animaux à volonté, comme le chimiste forme des sels, la science a voulu ^aire mieux encore; elle a voulu, en croisant la semence d'une es-
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pèce avec celle d'une autre espèce^ produire des espèces nouvelles. Quoique les essais tentésjusquici n'aient point été heureux^ des physiologistes parmi les plus éminents n'ont point perdu Tespoir de réussir un jour. Substituer la main de Thomme aux actes delà nature, ce n'est point seulement pour la science une conquête d'amoiir-propre, c'est avant tout une conquête d'utilité. Tout en s'attachant aux limites du connu y on commence déjà à repeupler nos étangs, et par suite nos rivières» que menaçait de solitude le mouvement de la navigation à la vapeur. Cet art pourrait être d'un grand secours, appliqué à des essais de conquête sur les nombreuses familles que nounîssent les eaux de l'Afrique, de l'Asie et du Nouveau-Honde. S'en tenir aux poissons que le hasard du climat a mis à portée de nos filets, c'est agir à la façon du sauvage pour lequel il n'y a de fruits et d'animaux que ceux de sa contrée; le propre de l'homme civilisé, au contraire, c'est de forcer la main parcimonieuse de la nature en substituant à la distribution originelle des êtres une distribution motivée par les besoins économiques des sociétés. Nous venons d'indiquer les services que les jardins zoologiques pourraient rendre en devenant des écoles d'ac* climatation. Conquérir des espèces nouvelles, c'est un noble motif d'émulation ; mais une œuvre non moins utile serait le perfectionnement des anciennes espèces domestiques. Il y a un art qui consiste à modifier les races. C'est même à cet art que la Grande-Bretagne doit Une partie de ses richesses. Quoique le genre du chien,
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du bœuf, du cheval, du mouton, du porc, de la chèvre, de la^poule, se retrouve dans la nature, on peut dire que ces animaux sont de création humaine. Une lente action économique a changé leurs rapports, leurs mœurs, les lois de leur fécondité naturelle ; elle a même produit chez eux des formes inattendues qui se rapportent à un nouvel ordre d'utilité. Voyez par exemple la race des bœufs de Durham : l'Angleterre a marqué sur ces animaux comme sur ses autres ouvrages, les traits d^une agriculture etd'uneindustrie puissantes. Les cornes de ces ruminants étaient inutiles à Talimentation : TAnglais a supprimé les cornes; il a développé les parties charnues du bœuf aux dépens de la charpente osseuse, il acultivélespartiesdélicates que convoite notre gourmandise, et, grâce à cet incessant travail de la volonté, il a fait des animaux que la nature n'avait point soupçonnés. Le développement des autres espèces alimentaires a été poussé avec non moins d'ardeur, de telle sorte qu'en augmentant le volume et la qualité de ses anciens animaux domestiques, la Grande- Bretagne a augmenté ses ressources sans recourir à de nouvelles conquêtes sur l'état sauvage. Que dire de l'éducation du cheval ? Cet animal farouche et borné qui> chez les peuples primitifs, s'applique seulement aux exercices de la guerre, les Anglais se le sont complètement assimilé; ils ont tiré de lui un auxiliaire qui, par ses formes et ses instincts variés, se prête aux besoins les plus compliqués de Tagriculture et de l'industrie. Accroître les forces des anciennes races domestiques, c'est
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accroître la somme de bien-être que nous sommes en droit d^attendre de leurs services. Les directeurs des jardins zoologiques auraient donc encore, sous ce point de vue, une mission à remplir : ces établissements pourraient devenir de véritables institutions économiques d'histoire naturelle. La culture du règne animal, en augmentant les moyens de subsistance et les instruments de travail, pourvoirait, dans une certaine mesure, au soulagement des classes laborieuses.
L'art d'améliorer les races s'appuie sur des lois aujourd'hui connues, et la première de ces lois, c'est l'hérédité des caractères acquis. Les êtres organisés tendent à reproduire par voie de génération non-seulement le type de leur espèce, mais encore les circonstances fortuites qui ont modifié, altéré ou embelli ce type fondamental. Les causes accidentelles et fugitives peuvent ainsi donner naissance à des formes stables. Sur ces principes, il s'est établi une science pratique dont les résultats sont aussi merveilleux que profitables à la richesse publique des nations. En agissant sur les individus du règne animal, l'homme agit par voie de transmission sur la race ; il sculpte ainsi dans la vie l'idéal de ses besoins et de ses désirs. Aux formes primitives de la nature il substitue des formes belles, si l'on peut ainsi dire, d'utilité. Les variétés naissent sous sa main : il allonge ou raccourcit les membres antérieurs et postérieurs du cheval, il charge de chair les parties succulentes du bœuf, il accroît le volume de la queue dans certains moutons et le nombre
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des cornes dans quelques autres; par le croisement^ il engendre des races nouvelles de mammifères et d'oiseaux^ dont il façonne jusqu^au poil^ jusqu'à la plume. Ce ne sont pas seulement quelques caractères physiques^ extérieurs^ qui sortent des modifications imposées à l'animal par la volonté de l'homme ; les instincts les plus surprenants, les plus détournés^ souvent même les plus opposés* en [apparence aux mœurs de l'état sauvage^ s'enracinent par l'habitude et par l'éducation. Non-seulement l'animal acquiert les facultés que l'art lui communique, mais encore il perd celles dont l'avait pourvu la nature. Ses anciennes dispositions s'effacent, ses goûts primitifs se perdent dans la croissance organique de la race et dans les nouvelles manifestations dont elle s'enrichit. Ce n'est plus le même être : l'animal ainsi modifié, moulé en quelque sorte sur les appétits, les convoitises^ les caprices ou les calculs de l'homme, est un véritable produit industriel. Les jardins zoologiques où de pareilles expériences seraient tentées deviendraient en quelque sorte des fabriques de la science et de la vie. Les espèces domestiques, acclimatées ou perfectionnées, constituent en effet de véritables produits. L'homme agit sur les animaux, comme il agit sur toutes les matières premières ; il leur donne une destination, un but, une valeur; il se montre, en un mot, vis-àvis d'eux, créateur d'utilité. .
Il ne faut pas croire que les animaux dégénèrent en devenant domestiques. Pour la plupart de nos espèces
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acclimatées^ l'éducation aété^ au contraire^ la sourced'ornements nouveaux. L'homme a développé la taille^ perfectionné la structure, accru Ténergie prolifique de la plupart des animaux soumis à son action immédiate et continue. 11 estpourtant vrai de dire qu'après un temps de domesticité les races ont besoin de se retremper dans la nature. Nous avons vu en Belgique des porcs nés du sanglier et du cochon domestique, dont la taille, Tallure et la corpulence étaient remarquables. La race de nos dindons gagnerait à remonter vers sa souche. Les dindons sauvages de la Pensylvanie sont de superbes et volumineux oiseaux dont les couleurs se sont éteintes et les formes amoindries en passant de Tétat de nature dans nos basses-cours. Qui ne sait que les races humaines, après avoir traversé le progrès et la civilisation, ont de même un intérêt réel à se régénérer dans le croisement avec les races jeunes et primitives ? Les jardins zoologiques, ayant sous la main la plupart des types originels, pourraient de temps en temps renouveler le sang de nos animaux domestiques dans le sang des ai^imaux sauvages. On s'est dégoûté de Kart pour l'art, on se dégoûtera de la science pour la science. Connaître et comprendre tout ce qui vit, c'est un charme sans doute; mais se servir des ressources que nous propose la nature pour augmenter la force et la prospérité des nations, c'est un devoir.
A tous ces essais d'éducation, à ces tentatives de conquête sur la nature, il y a maintenant un obstacle qui
s'élève^ et cet ol)stacle est la découverte de la vapeur. Les lois du mouvement sont changées. Nous sortons de rage des bétes de somme^ et nous entrons dans l'âge des machines. Que sont le cheval^ le chameau^ le buffle^ qu'est réiéphant lui-même auprès de ces puissantes locpmotives^ créatures du progrès^ animaux de industrie? Cela souffle^ respire^ mange, rugit, s'agite ; cela vit. Il est à craindre que le nouveau règne mécanique ne détourne Tattention de Thomme et ne suspende la hardiesse de ses entreprises sur le règne animal. En France surtout, c'est une conséquence des progrès récents que de faire négliger les anciennes conquêtes. Tant s'en faut pourtant que cette concurrence des machines efface les services si réels et si sérieux des auxiliaires empruntés à la nature vivante. L'industrie et l'agriculture auront toujours besoin des bêtes de somme pour les transports à courte distance. Le télégraphe électrique a beau casser Taile à nos pigeons voyageurs, ce sera longtemps encore un art ingénieux que celui qui consiste à réunir les distances par le vol de ces messagers. Le progrès de la mécanique et l'amélioration des races peuvent d'ailleurs marcher de front. L'Angleterre, tout en créant son peuple de machines, n'a point négligé d'accroître les forces et la valeur de ses animaux domestiques ; elle a compris, au contraire, cette grande nation, que du concours des deux forces devait sortir le développement de la puissance économique des sociétés* En résumé, on Ta vu, les animaux domestiques sont