‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 26 sur 68 · II. i-.<i",G(Hinlc · texte numérisé non relu

II. i-.<i",G(Hinlc

ET LA VIE HOLLANDAISE. 1 tS

Quand une personne tombe malade, son domicile est impénétrable. La sonnette se tait. On affiche sur la maison un bulletin de sanlé. Cette précaution écartellmportunité des ami&,sansrepousser leur sollicitude. On respecte de même le repos des femmes en couche : un avis déclare que la mère et l'enfant se portent bien. A Harlem, le marteau de la porte était autrefois orné d'une dentelle et de rubans dont la couleur indiquait le sexe du nouveauné (1). Si la personne malade vient à mourir, son décès est annoncé dans la ville par VAanspreker, sorte de billet de faire part vivant, dont le costume un peu tragique, le crëp^ noir, le manteau, le rabat, le chapeau à cornes, le ton de voix lugubre et déclamatoire, étonnent beaucoup les étrangers. On dirait le revenant des vieilles mœurs hollandaises. Cet homme annonce également les naissances et les décès, ceux qui viennent et ceux qui s'en vont. Les enterrements se font le matin avec une pompe sévère et discrète. Les amis qui ont suivi le convoi se rendent, après la cérémonie, à la maison . mortuaire, oii ils font une légète collation, en souvenir sans doute de ces einciena repas ofi Ton buvait dans de larges coupes à la santé du mort.

La Hollande, on l'a vu, est de tous les pays celui où l'homme a, pour ainsi dire, contracté le mariage le plus

(I) Quelques-unes de ces coutupiéa tombent de Jour ea jour ; d'autres sont presque entièrement abolies. Mous avons, cru deioir néanmoins les signaler, à cause du parfum de nationalité qu'on y respire encore.

Page 1