‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 32 sur 68 · II. i-.<i",G(Hinlc · texte numérisé non relu

II. i-.<i",G(Hinlc

m LA NEERLANDE

On attend quatre ou cinq heures avant de niveler et de modeler cette tourbe liquide. Quand elle est sul^samment^che, un ouvrier s'attacbeà chaque pied une planchette, et, ainsi chaussé, foule la matière molle, dont la surËice devient bientôt parfaitement unie. Ce travail est pénible : on admire l'art avec lequel, parla manière seule de diriger ses pieds, l'ouvrier fonne une plate-bande dont les côtés s'élèvent en talus. I-a tourbe ayant reçu cet apprét,onla laisse encore sécher; puis, à l'aide d'un instrument qui a quelque rapport avec le râteau, garni qu^il est de dents régulières, on trace des raies qui indiquent la forme future des carreaux : la plate-bande présente alors la figure d'un échiquier. A ce travail succède celui du turfstikker ou riemer. Armé d'une bécbe qu'il enfonce vepticaiement dans la direction des lignes tracées, il divise par morceaux la matière qui, convenablement séchée, servira plus tard au chauâage.Lesystèmededessiccàtion dans les tourbières basses ne diffère pas de celui qui se pratique dans les tourbières hautes. On emploie également des femmes, des filles, des garçons de dix à douze ans pour retourner les morceaux exposés à l'air. Il &ut ordinairement trois mois avant que les tourbes sèchent. Dans le moment des grands travaux, cent quarante ouvriers se rendent àWateringen sur un seul champ d'exploitation. Tous ces ouvriers sont à la tâche, et les habiles gagnent 1 florin 50 cents par jour, à peu près 3 fr. La journée de travail commence à deux heures du matin et dure jusqu'à cinq heures du soir.

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