‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 50 sur 68 · II. i-.<i",G(Hinlc · texte numérisé non relu

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ET LA VIE HOIJ,ANDAISI!. 139

dftDsIes ateliei-s-Ce detni-veuvage ne semble pas d'ailleurs leur être très-pénible : elles se consolent dans leurs enfants, qui sont nombreux^ et auxquels elles servent à la fois de pèrû et de mère. Quand le mari ne revient pas, on l'attend triste et inquiète, on l'attend longtemps, puis on finit par se réégner à cette absence qui ne finît plus. Autrefois ialoi interdisait dese remarier avant dis années aux femmes qui ne pouvaient point produire la preuve matérielle de leur veuvage. Or quelle preuve les pauvres femmes de Vlaardingen auraient-elles fournie de la mort de leur mari? L'Océan ne signifie point les dt^-cès, et la preuve d'un naufrage est dans l'absence même de ioute nouvelle. Les mœursavaient àsoufTrirde cette disposition légale ; tout le monde n'a point l'opinifttre fidélité de la femme d'Ulysse. On a sagement fait en modifiant cet article, eten permettant aux femmes de pécheurs de se remarier après trois années.

L'état de la ville de Vlaardingen, ses mes attristées, son port silencieux, ses bâtiments de mer qui vieillissent et qu'on ne renouvelle pas, tout annonce l'état de souffrance dans lequel est tombée la grande pêche. Et que dire de Maasiuis ? c'est encore une bien antre désolation. Ce pauvre village, assis sur un bras de la Meuse qu'il estquestion de supprimer, a l'air d'un condamné à mort qui de- . mande grAce. Si triste que soit la condition actuelle de la grande pêche, il Défaut pourtant pas prononcer légèrement le mot de décadence. Ce qui a vieilli, ce qui s'écroule en ce moment, c'est l'édifice des primes, ce sont les

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