‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 58 sur 68 · II. i-.<iv,G(H1nlc · texte numérisé non relu

II. i-.<iv,G(H1nlc

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tirèrent de la pèche du hareng et du cabillaud; une autrepéche, d'un caractère tout différent, se développa plus tard avec la république elle-même, dont elle porta très>haut les destinées : je veux parler de la pèche de la baleine. Cette grande industrie marilin^ est un théfttre . de faits tout nouveaux. La pêche de la baleine diffère de toutes les autres pèches et par la puissance des armements qu'elle exige, et par la nature des contrées qu'elle viate, et par le caractère chevaleresque des marins qui y prennent part. L'histoire de. quelques expéditions célèbres dans les mers de glace, les courageux efforts de certains Hollandais pour s'éti^lir dans des régions sauvages 011 la nuit succède à la nuit et l'hiver à l'hiver, les dangers d'une pèche héroïque, les mœurs des-marins qui Uvrent chaque jour au plus grand animai de la création de véritables batailles navales, les souvenirs d'un vieux lieutenant de vaisseau, lequel s'efforça de ranimer dans ces derniers temps une industrie qui s'éteint, tout cela ne forme peut-être pas une des pages- les moins intéressantes de l'histoire économique des Pays-Bas.

Non- seulement la nation hollandaise a enrichi son langage d'exprèseions qui révèlent ses inetiocts maritimes, mais eneore elle a founii aux autres peuples européens un grand nombre de termes tirés de boo vocabulaire naval. Chaque race contribue ainsi au développement d« Idiomes modernes pour la partie de la langue qui est relative i m8 racultés et k son géule. Les Anglais eux-mêmes reconnaiaeeDt que le hollandais à prête consldénblemenl de mots techniques i leur dictionnaire maritime.

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On n'a point assez recherché les causes qui ont donné nuEsiince à la pêche de la baleine. Dès que les Provinces- Unies eurent secoué le joug de Philippe H, un esprit d'entreprise slnfiltra avec le sentiment de l'indépendance dans cette race industrieuse et virile. Il ne faut d'ailleurs point perdre de vue qu'on était alors dans le siècle des grandes découvertes maritimes. La Néerlande aborda vaillamment la voie des eaux, qui devait codduire l'esprit humain à la connaissance du globe terrestre. Un intérêt matériel se combinait avec cette impulsion morale; il s'agissait surtout pour les Pays-Bas de disputer aux autres nations européennes le commerce de l'Orient. On avait alors quelques raisons de croh« qu'il existait un pasc^e conduisant par le p61e boréal aux Indes et à la Chine. Ce passage aurait été encore plus avantageux aux Hollandais qu'à la plupart des autres nations de l'Europe, à cause de leur position géographique dans la mer du Nord. En vue de cette découverte, les Provinces-Unies équipèrent en ISdl quatre vaisseaux qui prirent le chemin des glaces. Une partie de l'expédition, sous les ordres de Cornelis Cornelisen, passa le détroit de Waigatz, et s'avança environ à une quarantaine de lieues dans la direction de l'est; puis, trouvant la mer libre et ouverte, elle s'abandonna si

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