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ase LA NECItLANDE
perle eût éié certaine. Avec ce bois, ils se mirent à construite un abri ; a mais le froid était si terrible, disent-ils eus-mémes, que quand nous mettions un clou dans notre bouche (comme c'est l'habitude des charpentiers), le clou gelait et s'attachait à la chair, au point que quand qous le retirions, le sang coulait, b Le journal dans lequel ces malheureux ont laissé le récit détaillé de leurs souffrances et des moyens employés par eux pour se conserver vivants est plein d'un intérêt triste, salissant, austère. Pas un murmure ne s'échappe de leur bouche. Un esprit de haute et véritable piété, qui était l'esprit généra! -des marins hollandais du seiàème et du dix-septième siècle, les élève jusqu'à une parfaite soumisâon aux desseins de la Providence. Tout cependant sembdl les abandonner. Le i novembre 1596, les faibles rayons de soleil qui leui: envoyaient jusque-là, sinon la chaleur, au moins la lumière du jour, s'éteignirent. Les voyageurs qui depuis l'expédition de Barendz ont hiverné dans les mers du pâle nous ont tous peint sous des couleurs plus ou moins sombres l'impresaon qu'avait laissée dans leur âme cette mort de l'astre qui anime et vivifie toute la nature. Ils le suivaient en silence, disent-ils, vers les climats p]os heureux où ce même soleil portait alors sa lumière; ils retournaient en pensée vers les régions éclairées où s'était écoulée leur enfance, vers leur patrie, leur maison, leur famille. Combien de telles émotions, si naturelles et si pénibles, devaient-elles être plus fortement ressenties encore par les premiers témoins de cetti'