‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 61 sur 68 · II. i-.<i",G(Hinlc · texte numérisé non relu

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longue et formidable nuit arctique, surtout dans l'état de détresse où ils se trouvaient!

Nous ne suivrons pas dans toutes ses péripéties la lutté nocturne qu'il fallut engager alorsavec langueur homicide des éléments. Il suffira de dire qu'au moyen du bois que le mouvement des glaces leur apportait, les marins purent allumer du feu et se chauffer ; seulement il fallait aller chercher ce bois à une distance considérable, le charger surdes traîneaux et letirer, au milieu' des neiges, à travers l'obscurité et par un froid si perçant, que la peau de leurs mains et de leur figure en était enlevée. II fallait de plus lutterpresquechaquejourcontrelesoursblancs. Ils soutinrent toutes ces épreuves avec une patience et une opiniâtreté dignes de leur pays. Enfin le soleil revint, a Le 27 janvier, nous le vîmes dans toute sa rondeur monter sur l'horizon, ce qui nous rendit tous joyeux. Nous remerciâmes Dieu pour la grftce qu'il nous faismt en nous ramenant la lumière. » Le froid augmenta encore avec les jours qui croissaient ; la gelée devint plus intense et la neige plus fréquente. On dut attendre le mois de juin 1597 potTr réparer les bateaux et les mettre en état de supporter un si long voyage. 11 ne fallait pas songer au navire, ilétait|complétement enfoncé et prisdans les glaces. Le 13 juin, tout se trouva prêt pour le départ. Avant de qiùtter ces lieux lugubres, où l'équipage avait fait un si long et si pénible séjour, Barendz écrivit un rapport quiconienait les noms de ses compagnons d'infortuné et le journal de leur vie dans celte lie déserte j puis, après

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