‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 65 sur 68 · II. i-.<i",G(Hinlc · texte numérisé non relu

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SSa LA KÈEKLANDE

capable de se soutenir, il ae pouvfût disposer de ses mains. Cependant la baleine continuait d'avancer à la . surface de l'eau avec une grande vitesse. Heureusement elle ne plongea point. Lesmarinsconunençaient à désespérer (le la vie de leur camarade, lorsque le harpon sur lequel Vienkes s'appuyait se dégagea lui-même du corps de la baleine. Cet homme résolu profita de }a circonstance pour se jeter à la mer, et, luttant contre les vagues, il regagna .les chaloupes qui n'avaient pu le secourir. On le recueillit au moment où ses forces étaient épuisées. La vue du danger qu'avait couru un des leurs avait animé les marins contre la baleine. Us se remirent avec fureur à la poursuite de l'animal et le tuèrent.

Des accidents d'une autre nature accompagnent encore cette pèche. Au moment où les chaloupes sont di^rsées sur la mer etse livrent avec énergie à lâchasse de quelque baleine fugitive, il n'est pas rare que la tempête survienne. Il est alors difficile pour les marins de rejoindre le vaisseau.. C'est ainsi que plus d'une fois des divisions de l'équipage ont été perdues dans les glaces. Le 30 mai 1830, nous avions vivement pressé une baleine qui, malgré trois harpons et plusieurs lances dont nous l'avions lardée, nous échappa. La rapidité de la course et la fureur de l'action avaient disséminé nos chaloupes. La tempête éclata, une tempête comme on en rencontre seulement dans les mers arctiques. Le navhe était hors de la portée de la vue. Nous errions dans une nuit de neige. Au bout de deux jours, nous ffunes

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