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m • LA NÉBRLAKDE
Au miliea des loisirs d'une existence tranquille et relativement beurense, je regrette nos courses infinies, traversées par des périls sans nombre ; je regrette le maje^ tueax mouvement des nuages, le bruitassourdissant des glaçons contre les glaçons, la vue des [hcb noirs et marbrés de neige, les joyeux entretiens de nos compagnons, les fêtes de l'équipage après une chasse fructueuse, et surtout l'émotion qui nous chatouillait le cœur, quand au retour nous apercevions les cdtes plates de la Hollande....
Quelques réflexions suffiront pour compléter les souvenirs du vieux marin de Harlingen. Parmi les causes qui'ont amené la décadence de la pêche de la baleine , dans les mers du Groenland, il en est qui tiennent à l'ordre même de la nature, et sur lesquelles la volonté humaine est impuissante. La race des baleines, poursuivie à outrance jusqu'au milieu des glaces, a très-cer- ■ tainement diminué en' nombre; peut-être ce monstre marin est-il même destiné à disparaître un jour de la surface de notre globe. A mesure que te désert recule, l'éléphant, l'hippopotame, le rhinocéros, deviennent plus rares. A mesure que les mers se peuplent de vâsseaux et que l'homme s'avance sous les latitudes extrêmes, la baleine doit probablement subir le même sort. Aujourd'hui cette pèche a passé entre les mains des Américains, qui la pratiquent dans les mers du Sud. Sans autre appui que leur industrie et leur esprit d'entreprise, les Américains ont soutenu la concurrence