‹ La néerlande et la vie hollandaiseChapitre 9 sur 68 · I .i-.<i",G(Hinlc · texte numérisé non relu

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Les procédés d'endiguement varient avec la nature des obstacles qu'il s'agit de surmonter. Ici, les digues sont de simples mur^lles de terre ; ailleurs, on couvre le sol inégal ou mou d'une couche de fascines, quelquefois même il est nécessaire de soutenir ces remparts avec de la brique. Malgré cesgrands ouvrages, bien faits pour donner une idée considérable du peuple qui les a élevés, l'état des rivières de la Hollande laisse encore à désirer. Une conmiîssioD, nommée par Guillaume I", publia en . 18^ un volumineux rapport sur les meilleurs moyens de provoquer l'écoulement des eaux. La plupart de ces projets pour l'amélioration des rivières ne figurent encore que sur la carte : les difficultés d'exécution, jointes à l'embarras des finances, les ont fait remettre à un temps iodétermidé. D'un autre côté, une opinion toute contraire s'est produite depuis ces dernières années. De ce que le système d'endiguement n'est pas toujours efficace contre ledébordement des eaux, quelques écrivains ont conclu qu'oa avait eu tort d'endiguer les rivières. Ce paradoxe a été soutenu par Bilderdijk, un des meilleurs poètes de la Hollande.

Le principal grief sur lequel on s'appuie pour accuser l'intervention de l'art dans les ouvrages de la nature est tiré de l'étatactuel des rivières. Le lit des rivières en Hollande s'élève insensiblement et toujours; les digues doivent s'élever dans la même proportion, et en s'élevant elles s'affaiblissent. Fort des dangers que suspend sur le pays cette àtuatlon des eaux, on s'est demandé sll

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