SEPTEMBRE
Désastre morne issu vers l'aube en cet automne Par le vent dont en foudre affolé le grêlon Assaillit l'air parmi le calme du vallon, Nul heurt sinistre autour des grands hêtres ne tonne.
En l'heure encore claire meurt l'azur atone Qui n'a jeté qu'un cri d'horreur perçant et long Entre les fleurs et l'herbe où rôde un seul frelon Tandis qu'au loin le spectre avec le doigt tâtonne.
Oh ! veillons : une voix de glace a menacé La paisible forêt des songes du passé, N'effeuille pas la fleur trop frêle que tu cueilles ;
Septembre s'entr'ouvrait, éclairs! diluviens Triomphes, mais l'aurore est bien morne où tu viens, Écoute ruisseler la Mort entre les feuilles.