‹ La nef désemparée: poémesChapitre 26 sur 35 · DEVANT LE SEUIL · texte numérisé non relu

DEVANT LE SEUIL

Ma main tremble; j'hésite à frapper le heurtoir. L'aube est fragile au ciel, et la nuit qui s'attarde Alanguit mes élans jeunes de trop d'espoir.

Une rouille de sang de la pointe à la garde

Mordait le pur acier du souvenir ancien ;

Je Tai fourbi, la lame est nette, et je la darde.

Des jours d*amour perdus dans la tourmente, rien Qu'un songe parfumé de jeunesse et de joie, Rien qu'un souffle léger dans l'air doux ne revient.

L comme une soie uz clos ensoleillés t sur la voie.

nesae des blés, ir gloire future rameaux accablés.

féconde la nature, lèvres du matin, land moi je conjecture.

toujours incertain, je franchis la porte, sombre mon destin.

b mouvante m'apporte

epeut décevoir;

st mon angoisse est morte,

LA NEF DéSBHPABéB 181

Et je lève soudain le battant du heurtoir.

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