LA DEUXIÈME ERINNYS
O Tartare ! ô Styx ! nuit de l'Erèbe !
Et toi, Aidés, ne vois-tu pas l'injure que je subis ? Ah! ah ! hélas ! violence impie !
Tyrannie sans frein des dieux nouveaux ! Tel que Zeus enchaînant Kronos, tu tortures, ô Verbe déchirant, celle en qui tu prends ta forme !
Elle secoue sa torche avec fureur. Pause.
LE CHŒUR DES ARGONAUTES
Quel silence inouï se répand dans les bouflFées de ténèbres ? Au milieu du brouillard sépulcral, et plus étrangement muet que la caverne des Mânes, à peine si j'aperçois encore, immobile, portant au front sa lugubre flamme jaune et verte, la grande Forme de nuit-
PROMÉTHÉE
Un frisson, une horreur sans nom se glissent dans mes vertèbres... O Zeus !
Qu'est-ce que ceci ? Des cavernes, du fond des tombeaux dormants^ des puits brumeux de la terre, s'exhale on ne sait quoi d'éclatant^ une gloire indicible et spectrale, pareille aux ardents rayons blancs d'un astre mystérieux.