LA VOLX DE HÈRAKLÈS
Place! holà! livrez-moi passage! Ne voyez-vous pas, ne craignez-vous pas la massue qui tournoie dans ma main ? Vous résistez, larves guerrières ? Qu'Ares décide donc entre nous... A toi, ce coup-ci ! à toi !... à toi !... Frappe encore... Enyo ! Enyo ! Une joyeuse ivresse me saisit ; infatigablement, comme en un songe, j'écrase, je broie, j'assomme.
PKO.MLn'HÉE DÉLIVRÉ 45
IIÈPHAISTOS
Qu'importe! mon bras n'est pas lassé. Sous les coups précipités du fer, de nouveaux démons surq^issent. Entends-tu ? lô ! la montagne en feu pétille ainsi qu'un feuillage ; la lave énorme, en gonflant ses flots, sonne un impétueux fracas d'armes, de chars, de hennissements, de boucliers entrechoqués... O buccins! Longs appels triomphaux! Nuées d'épées et d'yeux qui tourbillonnent ! Au milieu des corybantes nus, des croupes de lions qui bondissent, les Aloades attaquent l'agresseur, ainsi que les tours d'une ville, avec des poutres de flamme ; les hécatonchyres géants lui lancent de leurs poings monstrueux, de grands disques de foudre qui vibrent. Certes, je suis toujours le Zeus terrestre, le puissant démon de la vie, dont l'éther avec ses astres d'or, Hèlios et Gaia sont les membres... Vous, Argès, Brontès, Stéropès, à pleins bras, battez, battez le fer ! Je vous le dis : si vous forgez l'anneau mystérieux, infrangible, qui enchaînera le titan, le monde m'appartient à jamais...
Clameurs furieuses.