‹ La Néphrite Post-Septicémique à Bacille PerfringensChapitre 15 sur 31 · ER · texte numérisé non relu

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Nous devons rapprocher de l’observation du professeur Carnot et de la nôtre, un cas vu dans le service du docteur Michon par Feuillée et Caro pendant Ne l'internat de ce dernier en 1926 dans le service du k professeur Achard à Beaujon. Cette relation nous est communiquée par le docteur Jacques Carol d’après d'anciennes notes personnelles. Elle est inédite.

I s’agit d’une femme jeune d'une trentaine d'années qui, 6 heures après un avortement septique a été prise d’un frisson intense et prolongé, d'une fièvre à A00,

La malade est vue pour la première fois 24 heures à peine après sa tentative d’avortement. Elle présente le tableau le plus frappant de l'ictère grave hémolvtique : coloration intense des téguments à la fois Jaune verdâtre et bronzée, les urines sont presque Laries mais par cathétérisme de la vessie, on retire une vingtaine de centimètres cubes d'une urine presque noire, Les urines sont examinées par Feuillée, chef de laboratoire du professeur Achard, qui trouve dans le culot de nombreux corps globulaires plus ou moins altérés et, au spectroscope, décèle la présence x de : bihrubine, urobiline, hématine, hémoglobine, |

méthémoglobime, On met en évidence une grande quantité d’albumine. | +

L'examen du sang montre un sérum coloré, riche en hémoglobine et méthémoglobine, un chiffre record de leucocytes à 170,000 avec 96 9% de polynueléaires et des signes d’anémie aiguë au-dessous de 2.000.000.

La formule détaillée a été perdue. L’hémoculture faite 36 heures après le début et examinée par Prévost dans le laboratoire du professeur Weinbero montre une association de perfringens et de colibacille.

Devant la netteté du tableau clinique, Feuillée et ‘Carol dès le premier examen, ont fait pratiquer par voie sous-cutanée et rectale des doses massives de 300 centimètres cubes par jour de sérum anti-perfringens de l’Institut Pasteur. Ces doses furent renouvelées 4 à 5 jours de suite.

C’est à cette thérapeutique qu'ils ont cru pouvoir attribuer une rétrocession rapide de lictère et des signes généraux, mais l'amélioration clinique n’a porté que sur l’ictère et les signes d’hémolyse.

Progressivement, la malade est tombée dans une torpeur de plus en plus profonde avec nausées, vomissements, crampes musculaires, myosis et hypothermue. Il s’adjoignait à ce tableau un syndrome hémorragique. L’anurie s’est maintenue et les examens d’urée pratiqués quotidiennement ont montré une augmentation progressive Jusqu'à 4 gr. 79 la veille de la mort. La réserve alcaline tomba à 25 volumes.

La mort eut lieu le 12€ jour. L’autopsie n’a pu être

pratiquée.

Voilà done encore une observation où le syndrome urémique ne s'installa complètement qu'après la

sédation du syndrome infectieux.

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