RES
L'étude des Aahisboest aol RD et des. DR notes de Caroli, leur comparaison avec [les autres s observations de septicémie à perfringens nous permet de tenter une courte analyse des: points les plus me portants de la néphrite post-septicémique à bagille 5 perfringens.
La
ÉTIOLOGIE
Le dépouillement des différentes observations de septicémies à bacille perfringens montre que l’oligurie est constante et que l’anurie est extrêmement fréquente. Par contre, les signes d’urémie ne se retrouvent que dans quelques eas.
Wipaz note une respiration irrégulière, du myosis,
une langue sèche et rôtie ; l’urée sanguine est à 2 gr.30
Lenmanx est frappé la veille de la mort par une soif ardente, des nausées, des vomissements, des secousses fibrillaires.
Azotémie : 4 gr. 60.
Baize et Mayer signalent la lassitude, la langue sèche, la dyspnée.
Azotémie : 3 gr. 50.
Harvier signale l’asthénie et la mort de sa malade dans lhypothermie. Urée sanguine : 5 grammes.
JEannix enfin voit se développer parallèlement aux signes d'infection hémolytique, desvomissements puis de la stupeur, de la somnolence entrecoupée d’agitation. L’hypothermie est manifeste.
On voit que dans tous ces cas le tableau clinique d'urémie est précoce :
le 2€ jour chez Widal
le 2€ jour chez Lehmann (dans ses 2 obs.)
le 42 jour chez Baize ‘
le 3e jour chez Harvier (thèse Cattan)
le 4 et le 3€ jour dans les deux observations de Jeannin mais il estincomplet, fragmentaire, en partie masqué par les signes de septicémie qui, partout, sont très intenses et emportent rapidement la malade :
en trois jours chez Widal
en 3 et 6 Jours chez Lehmann
en 7 jours chez Baize et Mayer
en 7 jours chez Harvier
en 10 jours chez Jeannin (et c'est là, bien qu'on n'ait pas fait de dosage d’urée, où le tableau d'urémie est le plus frappant).
Dans lobservation du professeur Carnot (survie 21 jours) dans la notre (survie 15 jours) le syndrome est extrèmement net, précis et fouillé, chaque jour voil un nouveau signe apparaître et s'ajouter à l’ensemble : état nauséeux, vomissements, langue sèche, somnolence, soubresauts musculaires et signe de Chvostek, myosis, hypothermie, urée sanguine progressivement ascendante. Il semble done qu'il faille au syndrome urémique pour se développer complète ment un certain laps de temps, une certaine durée d'évolution de la septicémie : mais mieux encore, et
c'est là le point le plus important, dans les observations de Caroli, Carnot et la nôtre, nous constatons que la septicémie à un moment tourne court et semble régresser :
CaRxoOT : diminution de l’ictère et de la eyanose dès Le 6€ Jour, apyrexie, hémoculture négative.
Dans notre observation l’ictère, la cyanose dinunuent à partir des 7€ et 8€ jours pour disparaître complètement vers le 10€ jour. Les urines s’éclaireissent ; la fièvre à cédé ; l’hémoculture est négative.
Chez Carozr enfin ; à la suite du sérum, rétrocession rapide de l’ictère et des signes généraux.
Cette régression des signes d'infection hémolytique permet au syndrome urémique de prendre son plein relief et de devenir l’élément presque exclusif du tableau chinique. Il se voit donc dans des cas d’infection à perfringens relativement subaigus où l’agression n’est pas trop intense pour que la malade puisse, à un moment donné, dominer l'infection hémolytique.
Ses conditions d’apparition sont donc très différentes des cas où l’anurie et les signes d’azotémie surviennent d'emblée au début de septicémies graves
avec lesquelles ils continuent à évoluer. Ce sont ceux :
qu'ont constatés la très grande majorité des auteurs. À &:
Ils s'opposent à l'observation du professeur Carnot,
à la nôtre et à celle de Caroh.
SYMPTOMATOLOGIE
Dans les septicémies à évolution subaiguë que nous
avons étudiées, nous venons de voir que le syndrome
urémique était beaucoup plus net, beaucoup plus caractéristique que dans les formes aiguës. Nous avons constaté que ée qui contribuait le plus à le
: . . . è mettre en valeur était son appantion tardive ‘au
décours des signes de septicémie qui, spontanément ou à la suite d’un traitement, se mettaient à régresser.
Nous n’insisterons pas sur les signes si particuliers des septicémies hémolytiques à perfringens. Ils n'entrent pas dans le cadre de notre étude. Nous n’en dirons que ce qui est nécessaire pour insérer à sa juste place le syndrome urémique post-septicémique auquel nous nous intéressons.
On sait que la septicémie survient le plus souvent à la suite d'un avortement, avortement en général provoqué et qu'elle débute par des signes d'infection
généralisée : frissons intenses, vomissements, cour-
batures, hyperthermie puis l’ictère apparaît d’une extrème intensité : éblouissant, flamboyant, de cou-
leur bronzée, mêlé de cyanose et avee lui l’hémoglobinurie qui donne aux urines une coloration rouge foncée presque noire. Le sérum est laqué. L’anémie est marquée et le taux de l’hémoglobine fortement abaissé. Letère, hémoglobinurie, sérum laqué constituent la trade qui doit, sans hésiter faire penser à la septicémie hémolytique à bacille perfringens. L’hémoculture en gélose profonde confirmera le diagonostie.
L'ictère hémolytique ayant atteint très rapidement son intensité la plus grande, ne tarde pas à décroître. On assiste alors à un° régression des signes d'infeetion et des signes d’hémolvyse : la malade se décolore, la cyanose s’atténue, les urines s’éelaircissent, l’état général est meilleur, la fièvre diminue et tombe ; l’hémoculture devient négative. Notons cependant que l’uroculture reste positive. Ces phénomènes se manifestent au bout de 6 jours (obs. Carnot) 8 à 10 jours (obs. personnelle) 6 à 7 jours (obs. Carol). Le syndrome urémique va pouvoir s'installer. S
À vrar dire, un certain nombre de signes sont déjà existants. L’anurie est le premuer d’entre eux ; ce symptôme peut survenir dès l’apparition des signes infectieux ; 1l peut survenir plus tard et précéder de peu les signes eliniques d’azotèemie dont les premiers en date sont des signes digestifs. À ces phénomènes s'ajoutent bientôt les signes nerveux qui dans certaines observations sont les premiers en date : lassitude, et à un degré de plus, somnolence et torpeur.
On note le myosis. Les secousses fibrillaires, les sou-
bresauts musculaires restent des signes tardifs. Le signe de Chvostek est relaté dans notre observation. Ajoutons la soif intense, le hoquet. L'hypothermie est de règle, oscillant autour de 3665. L'aspect de la courbe thermique montre clairement que l’urémie a remplacé la septicémie. Ù
Nous avons réservé pour la fin le signe qui nous semble le plus caractéristique de ces syndromes urémiques car, jusqu'à présent, abstraction faite des conditions si spéciales de leur apparition, rien dans leur aspect ne les différencie des états azotémiques que l’on voit au cours des néphrites suraiguës qu'elles soient infectieuses ou toxiques : dans tous les cas, lanénue est extrème et va en s'aggravant jusqu'à la mort alors que le processus hémolytique semblait avoir régressé. On note avec Carol une anémie audessous de 2.000.000, avee Carnot 2.640.000, dans
notre observation enfin le nombre des globules rouges
descend de 3.560.000 à 1.170.000, Le taux de Fhémo-
elobine descend de 60 à 45 %%,. Il existe parallèlement une leucocytose polynucléaire. Ce n'est que dans notre observation qu'on signale quelques éléments. de régénération sanguine (5 %, d'hématies granuleuses).
Nous n'avons vu nulle part signalées la rétinite ni la péricardite.
En somme, syndrome dont l’individualité est tirée
Jusqu'à présent de son étiologie, de sa date d’appari-
Uon et dont les manifestations cliniques ne sont
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gg ee
rien d'autre que les one bien connus de Thyper-azotémie. : : à if
: Dans toutes les observations les chiffres : d’urée sanguine sont particulièrement éloquents :
Obsérvation du professeur Carnot, de 3 or. 30 le. 4e-jour à 9 gr.:50, Ia veillé de la mort. : +: "4
Dans notre observation, de 5 gr. 40 Je ge Jour ‘à 18: ‘gr. 75. le:156 et dernier jour.
Cette azotémie si rapidement ascèndante semble avoir une double origine. Pour une grosse part, azotémie par insuffisance ‘uréo-sécrétoire du rein montrée par la recherche des concentrations maxima de l’urée dans l’urine :
chez le Professeur Carnôt,' 8 gr. 20 | par litre ;
chez Læœderich, 9 grammes par litre ;
dans notre observation, 10, 11, 25 grammes et D'or 75. | . |
:D'autré part, l’azotémié est en partie liée à la chloropénié (dans notre observation, diminution du chlore plasmatique à 2 gr. 53 ; dans le‘cas de Lœderich, succès de la à in One: pe
Si le rein se révèle incapable de concentrer l'urée, il semble également incapable de concentrer les chlorUures::
observation Professeur Carnot, Mx : 4 gr. 095 par litre ;
observation Lœderich, concentration Mx : 2 gr. par litre ;
observation personnelle, concentration Mx : 5 gr.26 par litre.
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