CHAPITRE VI
Tous les auteurs qui ont écrit sur la neurasthénie n'ont pas manqué de faire remarquer combien les symptômes sont nombreux et combien diverses les associations de ces symptômes. Aussi a-t-on coutume pour mieux caractériser cette maladie et en faciliter le diagnostic, d'en décrire les principales formes cliniques. Ces formes sont fondées, soit sur la prédominance de quelques phénomènes morbides, soit sur l'influence plus décisive de certaines causes. En effet, plusieurs conditions étiologiques impriment une physionomie propre à la névrose.
Dans son dernier ouvrage sur la neurasthénie génitale, Beard* distingue sept formes cliniques : la cérébrasthénie^ la myélasthénie^ la forme gastrique^ la forme génitale^ la neurasthénie traumatique, Vhémineuras" Ihénie, la forme hystérique ou hy s ter o -neurasthénie. On a décrit d'autres formes encore ; telles sont les formes
A Beard, loc, cit.
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néyralgique, cardiaque, mentale ou psychique, auxquelles M. Pitres ajoute la forme monosymptomatique, comparable à une forme analogue de Thystérie. M. Bouchut* distingue une forme aiguë du nervosisme ; or le nervosisme appartient à la neurasthénie.
Il y a des inconvénients à multiplier ces formes cliniques ; aussi je ne décrirai pas toutes celles que je yiens de nommer.
Le terme de neurasthénie gtxstriqvie est très employé surtout en Allemagne. On en fait souvent le synonyme de dyspepsie nerveuse^ expression transitoire et qui peut servir à désigner momentanément certaines dyspepsies sans lésion et dont la nature est encore obscure. La confusion est fâcheuse. Il vaudrait mieux réserver le nom de neurasthénie gastrique à la neurasthénie vraie dans laquelle dominent les troubles des fonctions digestives. Ily a certainement des cas de ce genre. Chez quelques malades, les causes les plus communes de la névrose, les passions dépressives par exemple, semblent agir d'une façon très spéciale sur Testomac. Ces patients ont peu de troubles cérébraux ou spinaux, et ils présentent de bonne heure les symptômes de la forme sévère de l'atonie gastro-intestinale neurasthénique. En quelques mois, ils maigrissent et perdent leurs forces. Les symptômes cérébraux et spinaux sont peu prononcés ; ils existent cependant et le plus souvent même ils ont signalé le début de la maladie nerveuse.
La neurasthénie cardiaque se distingue par l'intensité et la prépondérance des troubles de la circulation. Les malades souffrent de palpitations fréquentes, d'accès d'an-
1 Bouchut, Du nervosisme et des maladies nerveuses^ £• .édition, Paris, 1877.
giiie de poitrine vaso-motrice, de poussées congestives Ters la tête, etc. Dans le chapitre des symptômes, j'ai appelé l'attention sur la tachycardie neurasthénique permanente, dont j'ai distingué deux formes, l'une bénigne et l'autre grave. Or il est des malades chez lesquels cette tachycardie domine tout à fait le tableau clinique et n'est accompagnée que de quelques troubles cérébraux ou spinaux peu prononcés.
Dans la forme névralgique^ les nerfs et les centres sensitifs sont particulièrement intéressés. Les patients souffrent de douleurs névralgiformes, mobiles et changeantes, dans la tête, dans les membres, dans les espaces intercostaux. A ces névralgies des nerfs périphériques s'ajoutent parfois des névralgies viscérales, dont les plus communes sont les viscéralgies abdominales : points douloureux de l'intestin grêle et du gros intestin, douleurs de la vessie, douleurs des fosses iliaques, névralgie de l'urètre, névralgie du rectum de Neftel, etc.
Ces trois formes reposent sur la prépondérance des troubles digestifs, cardiaques et sensitifs. Il est probable que les malades qui en sont atteints présentent une susceptibilité particulière des voies digestives, du cœur et des organes sensitifs du système nerveux. On sait d'ailleurs que, chez certains individus, les émotions retentissent moins fortement sur le cerveau lui-même que sur le cœur et les voies digestives.
En parlant à!hèmineuraslhènxe^ Beard a voulu signaler ce fait, d'ailleurs peu commun, à savoir que certains symptômes neurasthéniques ont une tendance à rester localisés à Tune des deux moitiés du corps. Tels sont la migraine, les douleurs névralgiques, les mouches volantes, les bourdonnements dans les oreilles. Il en est ainsi dans
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riiystérie où cette tendance est encore plus accusée, témoin la fréquence des hémianesthésies hystériques.
En décrivant la neurasthénie héréditaire, je dirai quelques mots de la foi^xe mentale.
Daii^ la forme 77ionosymptomalique de M. Pitres, il ii'agitJ* une sorte d'hypocondrie. Les malades ne présentent pas d'autres symptômes qu'une préoccupation excessive îj propos de certaines sensations. Ce sont des femmes obsédée.^ par des sensations clitoridiennes, des hommes sans cess^ occupés de Tétat de leur langue. Est-ce bien là de la neurasthénie? L'hystérie monosymptomatique est rigoureusement établie, car le symptôme unique, mutisme, panilysie, contracture, est un trait bien connu, détaché du tableau de la névrose; il a les caractères ordinaires du :^ymptome hystérique. En est-il de même de cette neurasttiénie monosymptomatique?
Il V a une grande et une petite hystérie. La première (st caractérisée par l'existence des principaux symptômes et surtout des grandes attaques. On pourrait établir une distinction analogue pour la neurasthénie. A côté des formes où les symptômes cardinaux sont très accusés, il y a beaucoup d'états nerveux moins bien caractérisés, de durée et de gravité beaucoup moindres, auxquels conviendrait assez bien le nom de petite neurasthénie. J'ai rencontré un grand nombre de cas de ce genre, même dans la pratique hospitalière, et à propos desquels le mot de neurasthénie me paraissait exagéré. Ce sont des hommes et des femmes, d'une santé habituellement très satisfaisante, et qui, sous riiifluence d'une fatigue exagérée du corps ou de l'esprit ou bien encore à la suite d'une émotion morale, présentent momentanément quelques symptômes de faiblesse et d'irritabilité nerveuses. Ils sont abattus, dorment mal,
ont peu d'aptitude au travail ; ils éprouvent quelques malaises épigastriques après le repas et se plaignent d'accès de palpitations. Mais l'équilibre du système nerveux n'est pas aussi troublé que dans la vraie neurasthénie. Le traitement est bien plus efficace. L'hydrothérapie et quelques semaines ou quelques mois de repos suffisent le plus souvent à procurer une guérison complète et durable.
Je décrirai seulement les formes cliniques qui présentent une physionomie particulière et qu'il est important de bien connaître au point de vue du diagnostic et du traitement. Ce sont les neuf formes cliniques suivantes :
La neurasthénie cérébro-spinale ;
La neurasthénie cérébrale ou cérébraUhénie ;
La neurasthénie spinale ou myélasthénie ;
La neurasthénie aiguë;
La neurasthénie héréditaire ;
La neurasthénie féminine ;
La neurasthénie génitale;
Vhysléro -neurasthénie ;
Vhystéro-neurasthénietraumatique.
Toutes ces formes n'ont pas une égale importance. La forme aiguë est fort rare et peut être contestable ; elle ré clame de nouvelles observations plus précises. Les formes féminine et génitale sont communes et Tune et l'autre ont un traitement spécial ; je les ai décrites avec les développements nécessaires. Enfin je consacre tout un chapitre à l'hystéro-neurasthénie traumatique. Cette forme est connue depuis quelques années seulement et déjà elle possède une riche littérature.
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I. NEURASTHÉNIE CÊrÉBRO-SPINALB. CBRÊBR ASTHENIE. MYÉLASTHÉNIE
Neurasthénie cérébro-spinale. — Dans la majorité des cas, répuisement de la force nerveuse intéresse tout à la fois le cerveau, la moelle épinière et même le système du grand sympathique. La neurasthénie cérébro-spinale est la plus commune. On y observe des associations diverses des troubles cérébraux, spinaux et viscéraux que j*ai précédemment décrits. Le patient est un homme surmené mentalement et physiquement, ou bien encore c'est une femme qui depuis longtemps vit sous l'influence d'une passion dépressive. La forme cérébro-spinale est également observée à la suite des traumatismes qui ébranlent le système nerveux sans y provoquer de véritables lésions. Les principaux symptômes cérébraux sont rafiîaiblissement de la volonté, Témotivité, la diminution de la mémoire, la céphalée et Tinsomnie. L'épuisement des centres spinaux se manifeste par l'asthénie motrice, la rachialgie, les douleurs névralgiques dans les membres, l'impuissance plus ou moins complète. Quant aux troubles viscéraux qui s'ajoutent à ceux du cerveau et de la moelle épinière, les plus communs sont l'atonie gastro-intestinale, l'irritabilité du cœur et les modifications de l'innervation vaso-motrice.
Du reste, dans la plupart des cas de cette forme cérébrospinale, le tableau clinique n'est pas immuable. Ce sont tantôt les symptômes cérébraux et tantôt les symptômes spinaux qui sont particulièrement prononcés. Il peut arriver que, bien qu'il soufi're d'insomnie et d'inaptitude au travail intellectuel, le patient puisse rester debout, marcher longtemps, travailler de ses mains, sans éprouver une sensation
fc.
de fatigue. A d'autres moments, au contraire, le cerveau se montre capable d'une certaine activité, tandis que l'asthénie motrice condamne le malade au repos prolongé. Comme le fait judicieusement observer Beard, ces neurasthénique sont besoin d'une direction médicale constante, et le même traitement ne convient pas à toutes les périodes de leur maladie.
Gérébrasthénie. — Dans la cérébrasthénie, ou forme cérébrale de l'épuisement nerveux, les symptômes dominent du côté de l'encéphale Qt les centres spinaux sont médiocrement ou même ne sont pas du tout intéressés. La cérébrasthénie se rencontre naturellement plus souvent chez les gens dont le cerveau est surmené, soit dans la sphère des facultés intellectuelles, soit dans ceUe des facultés affectives. La céphalée, la sensation de constriction céphalique, la douleur à la nuque, la dépression morale, rémotivité, les symptômes d'excitabilité des sens, surtout de la vue et de l'ouïe, l'exacerbation de tous les malaises sous l'influence d'un effort intellectuel, les états d'anxiété, l'affaiblissement de la mémoire et de la volonté, souvent le second degré de l'atonie gastro-intestinale avec constipation très prononcée, quelquefois aussi des troubles de la sensibilité générale, comme les sensations de fourmillement dans les membres, tels sont les symptômes le plus communément observés dans les cas de cérébrasthénie. Assurément tous ces phénomèraes ne se rencontrent pas ensemble chez le même malade. Ils se combinent de diverses façons, sans qu'il soit d'ailleurs possible de saisir aucune loi dans ces nombreuses associations.
Voici quelques exemples de cérébrasthénie. — Un homme de quarante ans « neurasthénique probablement héréditaire, a souffert de migraines pendant l'adolescence.
Vj2 formes cliniques de là neurasthénie
C'est à la suite de grandes préoccupations d'affaires et d'un travail excessif, que sont apparus les symptômes de l'épuisement nerveux. Il a une céphalée habituelle avec douleur à la nuque ; l'insomnie est fréquente et le som raeil souvent troublé par des rêves. L'atonie gastro -intes tinale présente les symptômes du premier degré; il n'y a pas d'amaigrissement. Enfin le patient a la peur de l'espace, à ce point qu'il ne peut plus traverser la rue qu'il habite. — Un ouvrier adulte est devenu neurasthénique h la suite de pertes d'argent et de chagrins de famille. Celuilii souffre depuis des années d'une céphalée tellement intense, qu'elle a fait croire à l'existence d'une tumeur cérébrale. L'incapacité pour le travail est absolue ; dès qu'il veut reprendre sa profession, la céphalée s'exaspère encore; il est devenu irritable, capricieux; il n'a plus ni courage ni volonté. Il ne sort guère, car, hors de chez lui, il est souvent atteint d'accès vertigineux. L'atonie gastrointestinale a dépassé le premier degré ; l'amaigrissement est très prononcé, le ventre affaissé, l'estomac notableimmi dilaté. Le patient a ainsi vécu pendant de longues années ; ses troubles cérébraux s'étaient améliorés cependant, mais il a fini par devenir tuberculeux et il est mort de tuberculose bronchopneumonique subaiguë. — Un homme de lettres s'est surmené longtemps, écrivant beaucoup, s'occupant activement de la rédaction et de la directinïi de plusieurs journaux, prenant une part très vive aux luttes politiques. La santé générale n'a pas souffert ; l'emhon point est notable, le visage frais et coloré. Cet homme n de la peine à faire croire qu'il est réellement malade. Cependant il a dû renoncer à toutes ses occupations. Il a des vertiges, parfois très violents, surtout le matin à jeun, dèi qu'il sort de sou lit. Il ne peut plus écrire quelques
lignes sans éprouver une fatigue cérébrale extrême. Il se plaint d'une douleur constante à la nuque. Pendant plusieurs mois, il a souffert d'insomnie. L'élocution est de- Tenue pénible ; elle était autrefois facile et même briUante. Dans une réunion, où jadis il jouait le rôle actif, il évite de prendre la parole. A chaque instant, il est assailli d'idées hypocondriaques ; chaque nouveau malaise lui ramène la crainte d'une nouvelle maladie. Il redoute surtout une maladie du cœur ou du cerveau. Le repos complet, le séjour prolongé à la campagne et l'hydrothérapie à dose modérée ont notablement amélioré son état. — Un homme d'affaires est devenu neurasthénique à la suite de vives émotions et de très grands revers de fortune qui l'ont jeté dans une de ces situations précaires où l'amour-propre est exposé à d'incessantes tribulations. Chez lui, la maladie dure depuis deux ans, et, pour combattre sa dépression habituelle, il s'est laissé aller à abuser de l'alcool. Il a des mouches volantes , des éblouissements subits , une douleur continue à la nuque, des bourdonnements et des sensations de battements dans les oreilles, des accès de dépression morale profonde pendant lesquels il se croit atteint d'un mal incurable, des vertiges subits, une extraordinaire émotivité, une tendance étrange à l'exagération des sentiments affectifs, à ce point que le retour de son frère, absent depuis quelques jours, lui cause un accès de véritable ivresse. Cependant les facultés intellectuelles sont peu touchées, du moins au dire du malade ; le travail est encore possible et la mémoire ne paraît pas diminuée. Tous les symptômes, et particulièrement la dépression morale, s'aggravent d'une façon remarquable à l'approche des temps orageux.
Myélasthénie. — Dans la myélasthénie ou forme spinale
BouTBRBTf'La Neurasthénie 13
194 fopmës cliniques de la neurasthjbnie
de répuisement nerveux, les phénomènes morbides dominent du côté de la moelle épinière et des nerfs périphériques. L'appareil génital est souvent intéressé. Les principaux symptômes sont : la rachialgie, Thyperesthésie de la colonne vertébrale, quelquefois limitée à la région cervicale ou à la région sacrée, les douleurs névralgiques du thorax, celles des membres, les fourmQlements, les crampes dans les extrémités, l'impotence motrice et la sensation d'effondrement des membres inférieurs, la spermatorrhée, l'impuissance, le refroidissement des mains et des pieds, les troubles de l'innervation vaso-motrice, ceux des sécrétions muqueuses et cutanées. L'atonie gastro-intestinale est a des degrés divers associée à la myélasthénie, comme elhB l'est à la cérébrasthénie.
On peut aussi distinguer plusieurs types cliniques de l'épuisement nerveux intéressant particulièrement ou même exclusivement les centres médullaires. — Dans certains cas, ce qui domine, ce sont les douleurs dans le dos, la rachialgie, l'hyperesthésie de la colonne vertébrale, les douleurs névralgiques intercostales, abdominales, lomboabdominales. Ce syndrome neurasthénique répond à ce qu'on décrit encore aujourd'hui sous le nom d'irritation spinale. — Une forme de la myélasthénie, celle-là plus commune chez l'homme que chez la femme, est remarquable par l'analogie trompeuse qu'elle présente avec le stade préataxique de l'ataxie locomotrice. C'est une sorte de pseudo-ataxie. Les patients ressentent dans les membres inférieurs des accès de douleurs lancinantes, fulgurantes, comparables à celles qui signalent le début du tabès. Us ont également des douleurs dans la région dorsale et autour de la base du thorax. Il est vrai que ces paroxysmes douloureux sont généralement moins intenses
FOKMES CLINIQUES DE LA NEURASTHENIE 19»
que ceux de Tataxie locomotrice. Ils peuvent durer fort longtemps, dix ans chez un de mes malades, sans qu'on observe aucun signe de la sclérose des cordons postérieurs de la moelle épinière. 11 n'y pas d'anesthésie, pas de troubles oculaires, pas d'incoordination motrice, et les réflexes rotuliens sont plutôt exagérés que diminués. -^ Un autre type clinique de la myélasthénie simule le rhumatisme vague ou la goutte. La plupart de ces malades sont, en effet, longtemps considérés comme des rhumatisants ou des goutteux. Ils ont des douleurs un peu partout, dans le tronc, dans les membres, au niveau des articulations. Tantôt ces douleurs sont très vives, lancinantes, mais de courte durée, comme certaines douleurs goutteuses ; tantôt elles se fixent d'une façon plus durable sur une jointure ou sur le trajet d'un nerf, à la manière des douleurs rhumatismales. Un examen plus complet de ces neurasthéniques révèle la nature véritable de leurs sensations douloureuses; ils ont aussi de la rachialgie, des accès de faiblesse des membres inférieurs, de l'atonie gastrointestinale et même quelques symptômes cérébraux, tels que la céphalée, l'insomnie et l'inaptitude au travail intellectuel.
11 n'est pas indifférent, surtout au point de vue du traitement, de bien établir la distinction enlre la cérébrasthénie et la myélasthénie, et Beard insiste avec raison sur l'importance pratique de cette distinction. Le même traitement ne convient pas indifféremment à l'une et à l'autre forme de l'épuisement nerveux. L'exercice physique peut être utileau c^rébrasthénique et fâcheux, au contraire, pour le myélasthénique. Dans toutes les formes de la myélasthénie, la marche, les mouvements soutenus des bras et des jambes, la station verticale prolongée sont mal supportés
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et aggravent quelquefois toutes les sensations pénibles et douloureuses. C'est souvent le contraire qu'on observe dans les cas de cérèbrasthénie. Le malade conserve sa force musculaire; il peut se tenir longtemps debout et marcher sans fatigue exagérée ; il recherche même le mouvement et se trouve parfois soulagé de ses souffrances cérébrales à la suite de quelque exercice physique. La conséquence de cette distinction, c'est qu'on peut conseiller le mouvement au cérébrasthénique, tandis qu'il peut être nécessaire de l'interdire au myélasthénique.