III. NEURASTHÉNIE TRAUMATIQUE
Les deux névroses, l'hystérie et la neurasthénie, ont une tendance manifeste à se combiner sous l'influence du traumatisme. Plus on étudie les troubles névrosiquei^ <rorigine traumatique, plus nombreux paraissent être les cas dans lesquelsaux sj^raptùmes hystériques sont incontestablement associés des symptômes neurasthéniques. Pourtant les deux névroses existent aussi isolément. Je viens d'étudier deux formes cliniques où l'hystérie seule est en cau^^e. Dans cette troisième forme, nous avons affaire exclusivement à la neurasthénie.
M. Page* est un des premiers auteurs qui aient attribué è la neurasthénie un certain nombre des cas de troubles nerveux consécutifs aux accidents de cliemin de fer. M. Charcot et ses élèves ont publié plusieurs faits analogues. De mes six observations personnelles, Tune est un exemple de neurasthénie traumatique pure, sans aucun mélange d'hystérie.
Dans ces traumatismes qui engendrent des phénomènes morbides du système nerveux, il y a deux choses, un choc physique et un choc moral, encore désigné sous le nom de shock nerveux. On a beaucoup discuté su r la valeur relative de ces deux éléments pathogéniques. Quaud il s'agit d'hystérie locale, ou encore d'iiytérie locale et gêné-
4 Page, loc, rit.
BoL'TKRKT, Ijk NeurasthéDie. Jg