CAS DE NEURASTHÉNIE DUE AU NEURO-ARTHRITISME. 27! I
tive, d'amyosthénie, d'insomnie et de la plupart des symptômes delà neurasthénie.
Pour remédier à cet état nerveux qui avait revêtu la forme d'une neurasthénie d'origine périphérique ou réflexe on lui conseilla de suivre un traitement hydrothérapique.
Il prit tout d'ahord des douches écossaises. Elles calmèrent la sensibilité gastro-abdominale qui avait été le point de départ de sa névrose et entravèrent les fermentations dont le tube digestif était le siège.
On lui administra bientôt après des douches tempérées qui firent disparaître les mouvememts spasmodiques, les frissons, les palpitations, les vertiges et les sursauts d'excitabilité qui troublaient son repos et son sommeil.
Il prit ensuite des douches modérément rafraîchies puis des douches assez refroidies qui modifièrent sa dépression psychique et qui, en lui rendant sa sécurité morale un instant troublée, parvinrent à ranimer son énergie physique depuis longtemps compromise.
Ce traitement hydrothérapique fut suivi avec une grande régularité, eut une très longue durée et produisit un résultat très satisfaisant. Je n'ai pas besoin de chercher à démontrer que la neurasthénie chez ce malade qui, du reste, n'avait dans ses antécédents personnels et dans son hérédité aucun stigmate névropathique, s'est développée sous l'influence d'une auto-intoxication très caractérisée.
Type CVIII. — Neurasthénie et neuro-arthritisme.
Le sujet de cette observation appartient à une race de névropathes. C'est un gourmet émérite ; il boit et mange beaucoup, se promène très rarement et se plaît volontiers à laisser reposer ses facultés intellectuelles. Ces habitudes incorrectes l'exposent à avoir souvent des embarras gastriques, des catarrhes de l'intestin, des congestions intermittentes du foie et presque toujours des manifestations dispeptiques escortées de désordres nerveux de toute espèce.
Ce malade offre tous les signes d'une véritable auto-intoxication que son médecin combat depuis longtemps avec une louable ténacité.
Il a de temps en temps des périodes d'accalmie durant lesquelles ses fonctions digestives ne paraissent pas démesurément troublées. Mais comme il n'a pas la volonté de maîtriser ses abus gastronomiques, il commet toujours de nouveaux excès qui éprouvent son estomac, amoindrissent son appétit et lui font perdre son embonpoint.