‹ La neurasthénieChapitre 15 sur 163 · NEURASTHÉNIE DU CERVEAU, DE LA MOELLE, DU NEUF SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

NEURASTHÉNIE DU CERVEAU, DE LA MOELLE, DU NEUF SYMPATHIQUE

vent en effet intéresser le système nerveux ganglionnaire et provoquer des désordres neurasthéniques dans toutes ses circonscriptions. On voit alors le système vaso-moteur perdre sa régularité fonctionnelle, déterminer des alternatives de spasmes et de dilatations qui jettent un trouble appréciable dans les sécrétions organiques et dans les actes les plus délicats de la nutrition. Ces divers phénomènes accompagnent toujours les manifestations de la neurasthénie cérébrale. Quelques médecins leur accordent une grande importance et les considèrent comme le signe fondamental de cette névrose. Le danois Lange et après lui Weber, Angel«et G. Dumas n'hésitent pas à déclarer qu'ils doivent servir de base à la pathogénie de la neurasthénie qui n'est autre chose pour eux qu'une névrose des centres vaso-moteurs. Je retrouverai cette question à la fin de ce fascicule quand j'étudierai les théories pathogéniques de la neurasthénie. A cette place je dois continuer rénumération des accidents que provoque cette névrose dans les principaux départements du nerf grand sympathique.

Lorsqu'elle envahit le système circulatoire elle ne tarde pas à provoquer dans le cœur, dans les artères, dans les veines et dans les vaisseaux capillaires ou vaso-moteurs des désordres qui se traduisent par des actions dynamogènes^ou inhibitoires dont on peut aisément apprécier l'importance. Elle détermine des palpitations cardiaques, des étouffements et des angoisses qui confinent à la fausse angine de poitrine, une véritable détresse du myocarde, de l'arythmie, de la tachycardie et des alternances d'hypertension et d'hypotension vasculaires qui accélèrent ou ralentissent la marche du courant sanguin. Quelques malades sont menacés de varicocèle ; d'autres ont des dilations veineuses, des hémorroïdes et même des gonflements œdémateux fixés le plus souvent dans les membres inférieurs, Ils ont des spasmes vaso-moteurs qui provoquent des frissons, des chaleurs incommodes, des démangeaisons et des troubles trophiques très variés.

Tous ces désordres fonctionnels ont été autrefois décrits par Krishaber dans sa névrose cérébro cardiaque remplacée aujourd'hui par la neurasthénie cardiaque.

Le tube digestif n'est presque jamais à l'abri de la neurasthénie et révèle assez promptement l'influence qu'elle a exercée sur lui. Dans ces perturbations morbides les stigmates de l'atonie ont le plus souvent une prééminence incontestable. On constate une distension plus ou "moins prononcée de l'estomac qu'interrompent parfois des spasmes du cardia ou du pylore dont la durée est presque toujours éphémère, une accumulation de gaz dans l'intérieur des organes gastro-intesti-

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