‹ La neurasthénieChapitre 24 sur 163 · DOUCHE ATTIÉDIE. — DOUCHE TEMPÉRÉE · texte numérisé non relu

DOUCHE ATTIÉDIE. — DOUCHE TEMPÉRÉE

garanties au malade qu'à l'opérateur. Il faut que l'eau employée ait une température qui puisse, selon la susceptibilité du malade, varier entre 24 et 30 degrés centigrades; on doit la projeter très uniformément et très légèrement sur toute l'étendue de la surface cutanée, en ayant le soin d'insister sur les membres supérieurs et sur les membres inférieurs; sa durée peut être fixée entre une et deux minutes.

Après cette douche, le malade éprouve un rafraîchissement assez agréable auquel succède une douce chaleur, œuvre de la réaction qui ravive les forces de l'organisme sans les surexciter.

Ces diverses applications peuvent rendre de très grands services aux neurasthéniques qui présentent les signes de l'excitation associés à ceux de la faiblesse. xAlais leur intervention est moins favorable aux neurasthéniques sérieusement agités. Pour soulager les nombreux malades appartenant à ce groupe de névropathes, j'ai mis à contribution tous les procédés de l'hydrothérapie capables de produire des effets sédatifs et toniques. Après les avoir consciencieusement contraints à me fournir des témoignages probants de leur valeur thérapeutique, j'ai dû renoncer à leur concours et les remplacer tous par la douche tempérée que je considère comme la véritable douche antineurasthénique. Elle a le grand privilège de pouvoir apaiser les malades les plus excités, sans jamais leur occasionner la moindre lassitude; elle peut même contribuer, quand elle est bien appliquée, à leur rendre l'activité organique qu'ils ont perdue.

11 importe donc de savoir en quoi consiste cette douche et comment il faut l'appliquer.

Pour que l'administration de cette douche soit méthodiquement faite, il est indispensable d'avoir à sa disposition un appareil hydromélangeur bien organisé qui permette au praticien de trouver instantanément ou par un mouvement de levier facile à exécuter le degré de température de l'eau dont il va se servir. A cet appareil est ajusté un conduit mobile en caoutchouc se terminant par une pomme d'arrosoir percée sur sa face plane d'un grand nombre de lions extrêmement fins à travers lesquels s'échappe l'eau destinée à arroser le patient. Ottc eau doit avoir une température pouvant varier à volonté entre le trente-troisième <it le trente-septième degré de la thermométrie centigrade. Cet écart, relativement assez grand, est motivé par la constitution spéciale de certains malades dont l'impressionnabilité infidèle et changeante les dispose à trouver trop froide de l'eau à 37 degrés ou trop chaude de l'eau ;'i 34 degrés. Il est toujours facile, avec l'hydro-mélangeur, de remédiera ces particularités sensitives et

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