‹ La neurasthénieChapitre 43 sur 163 · NEURASTHÉNIE TRAUMATIQUE. — TROGBLES SENSITIFS THÙS VARIES. SI · texte numérisé non relu

NEURASTHÉNIE TRAUMATIQUE. — TROGBLES SENSITIFS THÙS VARIES. SI

que longtemps après celle épouvantable collision. Les chirurgiens appelés à son secours constatèrent sur tout son corps, et principalement sur ses membres inférieurs, des déchirures et des lacérations si profondes qu'ils eurent tout d'abord l'idée d'amputer les membres mutilés. Le professeur Berger qui arriva auprès de la victime au moment même où celte grave décision allait être prise, eut l'énergie de résister aux propositions radicales de ses confrères et déclara nettement qu'on devait, avant de recourir à cette extrême détermination, employer toutes les ressources de la chirurgie restauratrice. Heureuse inspiration qui permit de réparer toutes les meurtrissures produites et de conserver les membres qu'on voulait impitoyablement amputer.

Il fallut plusieurs mois pour rétablir la santé de ce malade si cruellement éprouvé. Dans le cours de sa longue convalescence, son esprit se laissait aisément envahir par de sombres pensées et de tristes pressentiments. Il disait même, sans oser sourire, qu'il fallait lui chercher une place dans un hospice d'incurables. Lorsqu'il essayait de faire la promenade que ses médecins lui recommandaient, souvent il était entravé dans sa marche par des douleurs et des gonflements qui se manifestaient autour de ses articulations et de ses cicatrices. Tous ces malaises pouvaient être attribués au traumatisme dont il avait été victime; mais ils étaient aussi la conséquence d une dKathèse arthritique introduite dans son organisme par un héritage maternel.

Vers cette époque, le malade fut atteint d'une céphalée consfrictive et d'une dépression mentale que l'on considéra avec raison comme le prélude d'une neurasthénie. 11 ne dormait plus, mangeait fort peu et ne pouvait exécuter le moindre exercice sans ressentir une immense lassitude et éprouver un grand découragement. Les fonctions organiques étaient languissantes el les signes de détresse qui se manifestaient dans l'accomplissement de ses actes génitaux lui donnaient beaucoup d'inquiétud es .

Le Dr Lereboullet qui avail alors la surveillance de sa santé, lui conseilla de prendre tous les jours une douche chaude courte el énergique. Cette formule hydrothérapique convenait bien à cet arthritique de vieille race actuellement tourmenté par les troubles à l;i fois excitants et dépressifs qui accompagnent la neurasthénie.

(les douches chaudes produisirent de 1res heureux résultats. Le malade fut débarrassé de ses malaises et retrouvas avec son ancienne vigueur, son équilibre nerveux et sa gaieté-.

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