EMPLOI DE LA DOUCHE HYPOTEXSIVE
force contractile pour rompre la vaso-constriction qui l'empêchait d'envoyer les ondes sanguines dans toute l'étendue du réseau capillaire.
Le visage de#la malade avait une teinte rouge très prononcée; mais l'étude de la réduction du sang rouge en sang noir et les opérations d'échanges ou d'oxydations ne révélaient rien d'anormal. Les actes de nutrition s'accomplissaient très régulièrement, le sang ne présentait aucune altération suspecte; ses globules furent trouvés en bon nombre et en bon état; les urines, analysées avec soin, ne contenaient aucun déchet significatif, sauf quelques traces insignifiantes d'albumine qu'un examen ultérieur ne permit plus de découvrir.
La malade n'avait pas un appétit très développé; elle mangeait suffisamment et buvait toujours de l'eau à ses repas. Les fonctions digestives étaient parfaites. Aucun signe n'autorisait à supposer l'existence du neuro-arthritisme. La circulation était évidemment troublée. Le système nerveux semblait mal impressionné et trahissait sa perturbation par des phénomènes d'agitation et d'épuisement auxquels venaient se joindre la manifestation de quelques phobies et des accents d'une mélancolique tristesse.
Un traitement hydrothérapique fut conseillé; il consista en une série de douches sédatives, surtout hypotensives, prises quotidiennement pendant deux mois consécutifs. Au bout de ce temps, l'état de la malade fut très sérieusement amélioré; quelques semaines après, la guérison était complète.
On peut aisément remarquer que les deux exemples que je viens de citer offrent un caractère de simplicité et de précision digne -d'être expressément signalé. Le premier représente, dans sa forme la plus éclatante et la moins encombrée, la neurasthénie cardiaque de nature hypotensive. Le second est la véritable neurasthénie cardiaque de nature hypertensive. L'un et l'autre possèdent ce rare privilège d'être à l'abri de toute controverse et de toute interprétation. Ceux qui vont suivre offrent, dans leurs manifestations ou dans leur généalogie, des complications qu'on ne peut bien saisir qu'en les soumettant à un surcroît d'attention et à une analyse plus minutieuse.
Type XIV. — Neurasthénie cardiaque. — Fatigue physique. — Excès de travail. — Surmenage et préoccupations énervantes. — Faiblesse du myocarde. — Troubles vaso-moteurs variés. — Phénomènes d'hypotension cardio-vasculaire. — Fonctions digestives languissante?. — Epuisement nerveux. — Quelques douleurs erratiques. — Pas d'excitabilité morbide. — Intervention salutaire des douches chaudes, courtes, progressivement refroidies.
Je soigne depuis longtemps le malade dont je vais tracer en quel-