NEURASTHÉNIE. — PARÉSIE CARDIAQUE. — ARYTHMIE
fait méthodiquement intervenir les procédés qui ont une action tonique sur l'organisme.
Type XXIV. — De l'arythmie et des intermittences du cœur dans la neurasthénie.
Dans les maladies cardiaques, l'arythmie et les intermittences du cœur sont assez fréquentes; mais elles ne constituent pas l'apanage exclusif de ces sortes d'affections. On les constate aussi chez les personnes épuisées par les excès de tout genre, chez celles qui sont victimes d'une toxi-infection, chez les névropathes trop émotifs et surtout chez les neurasthéniques accessibles à la tristesse et au découragement. Ces intermittences fonctionnelles qui accompagnent assez souvent la neurasthénie cérébrale et la neurasthénie cardiaque, sont toujours heureusement modifiées par l'hydrothérapie dirigée contre l'état nerveux spécial qui semble leur donner naissance.
Type XXV. — Les palpitations nerveuses du cœur et la neurasthénie.
Les palpitations nerveuses du cœur sont assez fréquentes chez les neurasthéniques. Elles semblent dépendre dune irritabilité anormale des rameaux sympathiques des plexus cardiaques. Cette excitation peut être provoquée par une action mécanique ou par une perturbation de certains centres nerveux.
Parmi les causes mécaniques, en excluant, bien entendu, celles qu'engendrent les maladies organiques du moteur de la circulation, on peut citer les obstacles éphémères et souvent renouvelés qui entravent l'écoulement du sang dans les vaisseaux. Pour vaincre ces résistances inattendues, le cœur est obligé parfois de lutter énergiquement; il palpite et devient, pour me servir de l'heureuse expression du professeur Dieulafoy, le siège de ces spasmes incommodes, angoissants et douloureux qui constituent les palpitations.
Parmi les causes purement nerveuses on cite les modifications structurales ou fonctionnelles qui se manifestent dans les centres nerveux, soit au niveau de la racine du sympathique, soit au niveau des ganglions qui envoient des rameaux au cœur. Ces modifications semblent concorder avec une constriclion provoquée directement ou par action réflexe dans les artérioles de ces centres et avec un trouble de nutrition introduit dans leurs cellules génératrices. Ces diverses perturbations peuvent donc résulter d'une irritation périphérique dont il est facile de suivre le développement et dont on trouve assez souvent le point de départ dans le tube gastro-intestinal, dans les organes génito-urinaires. Elles sont quelquefois engendrées par un trouble de