NEURASTHÉNIE. — ABUS DES PLAISIRS SEXUELS
ment celle qui débute dans le jeune âge, les aberrations du tribadisme ou même du sadisme occasionnent presque toujours une dépense exagérée des forces vitales. Ces causes déprimantes amènent une véritable prostration du système nerveux et préparent le développemeut de la neurasthénie qui, dans ce cas, s'affirme en ajoutant à ses symptômes essentiels un épuisement très accentué de l'activité génésique interrompu à certains moments par des sursauts d'excitation difficiles à éviter. Il existe aussi d'autres troubles génitaux que je signalerai dans un instant. Ils forment quelquefois le cortège habituel de la neurasthénie essentielle. Mais ils peuvent aussi contribuer à engendrer une neurasthénie d'origine phériphérique ou réflexe et même une neurasthénie symptomatique. J'examinerai dans le prochain chapitre ces diverses modalités.
Pour donner une base clinique aux diverses particularités de cette neurasthénie, je vais citer quelques faits.
Type LX. ,,
Ce type m'est fourni par deux jeunes mariés, ayant chacun une constitution assez délicate et une impressionnabilité nerveuse très accentuée. Ils se sont livrés, pendant leur voyage de noces, à des abus conjugaux excessifs qui ont compromis leur santé et provoqué chez tous les deux l'apparition d'une véritable neurasthénie. Ils ont fléchi sous l'influence de cet épuisemenf nerveux dont ils connaissaient la cause et qu'ils auraient accepté avec résignation s'il n'avait pas eu la triste conséquence d'abolir leurs désirs amoureux. Le repos, une abstinence sexuelle immédiate, l'air pur, une alimentation substantielle et des douches reconstituantes purent assez promptement réparer les désastres causés par Jeur ardeur génésique. Grâce à ce traitement les jeYines époux retrouvèrent leurs forces perdues et obtinrent même une santé florissante, en ayant soin, d'après l'avis de leur médecin, d'espacer très soigneusement leurs dévotions génitales.
Type LXI.
C'est le cas d'un jeune névropathe affligé dune timidité excessive. Les relations sexuelles avec une femme avaient pour lui moins d'attraits que les jouissances provoquées par le dévergondage de son imagination maladive. Il se livrait sans aucune retenue aux plaisirs solitaires et accroissait souvent les funestes effets de cet onanisme à