NEURASTHÉNIE PERVERSION SEX.UEI.LE
Je n'ignore pas que la spermatorrhée peut être quelquefois la seule cause des accidents néfastes que je viens de raconter. Mais je crois que dans ce cas spécial elle n'a été qu'un véritable symptôme de la neurasthénie sexuelle. J'étudierai, du reste, dans un instant, les relations assez confuses qui existent entre la spermatorrhée et la maladie de Beard.
Type LXII.
Le malade dont je veux ici esquisser le profil ne ressemble p?s à celui du dernier type. Il est bien portant, plein d'entrain, amoureux de toutes les femmes qu'il voudrait, à l'exemple de don Juan, prendre et conserver dans ses filets. Malgré sa 'gaieté naturelle, il maugrée contre la destinée qui l'expose souvent à de pénibles défaillances au moment même où il aurait besoin de toute sa vigueur. Il attribue avec raison cette détresse passagère à la trop grande excitation qu'il déploie dans le raffinement de ses plaisirs. Pour se consoler de ses hésitations, il se compare volontiers à un chien de grande race qui, tout en conservant la finesse exquise de son odorat, a la faiblesse de perdre par moment le pouvoir de tenir rigouseusement son arrêt. Quand il a été victime de cette déception il vient demander à l'hydrothérapie de le mettre à l'abri de cette défaillance passagère. Il prend des douches sédatives qui calment les ardeurs de sa passion favorite ; elles sont ensuite remplacées par des douches froides dont il apprécie la valeur reconstituante. A peine a-t-il recouvré sa valeur génitale qu'il s'empresse de recommencer ses pérégrinations amoureuses jusqu'au jour où un nouveau trébuchage l'oblige à faire un nouvel appel à l'hydrothérapie qui, en lui donnant à peu près toujours l'énergie dont il a besoin, lui permet de réparer très favorablement les brèches fai tes à sa virilité.
Type LXIII.
Ceci est un cas de neurasthénie dont la généalogie a été un instant difficile à établir, mais qui, en réalité, paraît être la conséquence de l'épuisement nerveux qu'amène l'abus de plaisirs vénériens quand ils sont trop souvent renouvelés ou incomplètement satisfaits.
On observe assez souvent des exemples de ce genre chez la femme. Je puis, entr'autres, en mentionner un très édifiant; il m'a été fourni par une malade devenue dès son extrême jeunesse un hôte assidu d'une de ces maisons de débauche qui restent obstinément fermées à la lumière du jour. Fatiguée de vivre dans un milieu très