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G EFFETS DE LA FRIGIDITÉ SCP, \.\ NEURASTHÉNIE

revêtue, le traitement dont elle a besoin obéit à des indications qui sont à peu près identiques. J'ai dit souvent et je répéterai encore que les applications sédatives de l'hydrothérapie conviennent aux individus chez lesquels la déchéance virile paraît être la conséquence d'une excitation nerveuse désordonnée et les applications reconstituantes à ceux dont la force motrice s'infléchit trop facilement. Entre ces procédés extrêmes, il y a une série de procédés intermédiaires qui conviennent aux diverses formes de la frigidité. Il me semble inutile d'énumérer tous ces cas sur lesquels j'ai déjà fait connaître mon opinion.

Relations de la spermatorrhée avec la plupart des affections organiques du cerveau et de la moelle épinière, â/es psychoses et des névroses. — La spermatorrhée peut se développer sans provoquer de retentissement sur le système nerveux. C'est le cas des malades chez lesquels les pertes séminales sont dues à des causes matérielles très appréciables et faciles à modifier. Parfois la spermatorrhée s'associe à la neurasthénie, et forme avec elle un ensemble pathologique dans lequel on découvre difficilement quel est celui de ces deux états morbides qui a le premier fait son apparition. Les pertes séminales peuvent être tour à tour le symptôme ou la cause de la neurasthénie. Cette succession est parfois difficile à préciser.

Personne n'ignore les relations particulières qui unissent la spermatorrhée avec certaines maladies du cerveau et de la moelle épinière, avec les psychoses les plus importantes et avec presque toutes les névroses. Je ne dois m'occuper ici que de ses rapports avec la neurasthénie. J'ai déjà cité des cas dans lesquels la spermatorrhée a pu être classée parmi les symptômes de la neurasthénie sexuelle. Je n'ai pas à revenir sur ce fait. Je désire à cette place montrer que la spermatorrhée peut collaborer au développement des principaux phénomènes de la maladie de Beard et jouer, par conséquent, le rôle de cause génératrice.

Pour bien saisir cette influence il est indispensable d'être exactement renseigné sur l'évolution de cette entité morbide dont les malades ignorent souvent l'existence ou qu'ils n'osent pas avouer. Le médecin se trouve ainsi en présence d'un problème difficile qu'il doit s'appliquer à résoudre ne fût-ce que pour savoir si l'ensemble pathologique (jui se déroule devant ses yeux a commencé par la spermatorrhée ou parla neurasthénie.

Type LXXII.

Je crois que dès les premières consultations le praticien doit étudier très attentivement toutes les nuances que présente la physionomie de son patient. Cet aspect extérieur est un guide précieux qui pourra lui permettre de soupçonner et même de reconnaître cette affection génitale dont la marche est parfois très insidieuse.

Le malade atteint de cette infirmité que»la fausse honte empêche de faire connaître se présente toujours devant son médecin avec une certaine crainte. Sa démarche est chancelante ; son regard mal assuré trahit les troubles d'une âme inquiète et soucieuse. La tète est généralement portée en avant ; le visage, au lieu de présenter ce teint coloré qui atteste une circulation active, est pâle, sans fraîcheur et presque livide ; les yeux sont entourés d'un cercle bleuâtre et les paupières souvent œdémateuses ; les chairs sont molles, flasques et paraissent frappées d'une atonie générale. Ces signes extérieurs, même en se manifestant simultanément sur la même personne ne sont pas suffisants pour donner au diagnostic une base infaillible. En revanche ils peuvent, sous la forme d'une silhouette évocatrice, inspirer au médecin l'idée de rechercher dans l'intérieur des voies génitales l'origine de la maladie du consultant. Ces investigations lui permettront de découvrir que les pertes séminales précèdent souvent la neurasthénie et peuvent par conséquent lui donner naissance.

Il faut savoir, du reste, pour éviter toute erreur préjudiciable, que la spermatorrhée a des manifestations très variables. Tantôt elle survient après un orgasme vénérien très désordonné. Quelquefois elle apparaît sans provoquer d'ébranlement dans l'organisme. Dans quelques circonstances elle observe une si grande réserve qu'il faut recourir au microscope pour dévoiler son existence.

Il est donc important de connaître les diverses phases que traverse cette maladie si l'on veut savoir quand et comment elle peut provoquer l'apparition des symptômes principaux de la maladie de Beard. Le caractère de ces phases est très apparent dans chacune des trois périodes qui servent d'étape à la marche de cette perturbation génitale.

Dans la première période, les pertes séminales surviennent la nuit liiez des hommes continents qu'effleurent à peine les excitations génésiques. Elles arrivent brusquement après un orgasme vénérien dontil est difficile de préciser la cause. Au moment où la pollution se produit, les tissus érectiles sont très surexcités; le sperme s'échappe promptement de ses conduits à la suite d'un rêve lascif et se répand

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