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conscience de ses actes ; il mange tout ce qu’on lui offre; la défécation et l’émission des urines ont lieu d’une manière inconsciente; il divague, et présente tous les symptômes d’une encéphalite diffuse.
M. F.. vit encore au milieu de ces tristes conditions; ses parents, affolés de douleur, se font encore des illusions, et attendent l’arrivée du printemps pour l’expédier à Vienne, afin de lui faire subir un nouveau traitement. Vaines illusions qui ne tarderont pas à disparaître! Si l’autopsie est permise, je ne manquerai pas d’en publier les résultats.
On a beaucoup écrit sur l’herpès zoster, mais, en général, toutes les descriptions que j’ai lues sont relatives à des éruptions partielles; la forme générale et chronique est assez rare. M. le Docteur Kocks, de Bonn, a pris pour sujet de sa thèse au doctorat, l’herpès zoster, qui a son siège sur la branche frontale de la V° paire; il a étudié cette éruption dans tous ses phénomènes et a publié un tableau de toutes les observations recueillies, tant en Allemagne qu’à l’étranger. Le Docteur Weiss, de Zurich, a fait paraître en octobre, dans un journal allemand, une observation de zoster général avec autopsie, et a constaté l’atrophie de tous les ganglions nerveux autour du siège de l’éruption. Mais le fait que j'ai recueilli m’a semblé assez important pour attirer l’attention du monde médical;: le diagnostic de l’éruption, dont tout le mérite revient au Professeur Hébra, de Vienne, a été, depuis, confirmé par tous les médecins; l’atrophie des papilles, reconnue également par le Professeur de Græfe, confirme en tous points l’exactitude de notre observation. »