‹ La névrose révolutionnaireChapitre 7 sur 30 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

facilité ! Quant à ce mot « le vandalisme », si souvent employé par les auteurs du présent volume, Eugène Despois, qui fut un maître, a déjà répondu dans uti livre admirable. Ces « vandales » ont fait la France nouvelle, simplement.

La bonne foi des auteurs de la Névrose Révolutionnaire est évidente. Mais qui ne verrait dans la Révolution française qu'une névrose, ressemblerait à un observateur qui, dans Paris, n'étudierait que la Salpêtrière. Il ya dans la Révolution, comme dans un orage, du soufre et de la foudre, des torrents débordés, des arbres abattus, des désastres. Mais après ces phénomènes d'électricité bien constatés, il faut reconnaître que la tempête a purifié l'air. On étouffait, on respire. Le torrent a nettoyé Tégout. Et les plantes semblent renaître sous les feuilles reverdies,

H y a un enthousiasme révolutionnaire — qui pousse les citoyens à la frontière 5 il y a même une raison révolutionnaire (ces mots accouplés semblent ironiques), qui fait aux législateurs préparer notre Code.

La névrose révolutionnaire n'est qu'une des formes de la maladie de croissance d'une nation. Si les dernières années du xviu* siècle eurent leurs for*

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