‹ La névrose révolutionnaireChapitre 8 sur 30 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

cenés, leurs alFolés, leurs névropathes, ils eurent aussi leurs penseurs, leurs héros, leurs sages — victimes, quelques-uns, des impatients ou des sectaires. Mais ce sont ceux-là seuls qui reforgèrent la nation. Et je ne voudrais pas qu'on oubliât leurs nobles figures et qu'on ne vît dans le grand drame moderne que des visages de possédés, grimaçant comme des enragés derrière les barreaux de leur cabanon.

Quoi qu'il en soit, voici un livre curieux, dramatique, pittoresque, et qui prendra place dans l'immense, nombreuse et encore incomplète bibliothèque de l'histoire de la Révolution. L'histoire ! C'est encore la plus puissante et la plus vivante des tragédies. Le présent livre nous en montre les coulisses, — ou, si l'on veut, le retrait du docteur, avec ses révélations et ses tristesses.

Les coulisses I Elles sont très souvent plus attirantes que la scène, et elles ont aussi leurs drames et leurs comédies. Le public ne les voit pas. Il est enchanté quand on les lui montre. A plus forte raison quand on lui ouvre le cabinet du médecin de service.

Jules Clareïib.

Virofldy, 26 septembre 4905.

Page 1