‹ La nièce supposée: comédie en trois actes et en yersChapitre 11 sur 32 · I.AURE · texte numérisé non relu

I.AURE

Elle baisse les yeux.

SAINVILLE

Que sa timidité la rend intéressante I

ANDKÉ:

Allez , quand elle parle » elle est ben plus charmante*

DERMONT

Mon père nous attend,

Â1«PRÉ, à £ag<Uiie.

Ah I j'oubliais.... Voici Le fils de la maison ; ma mère l'a nourri.

%ù LA NIÈCB SUPPOSÉE.

Je l'aimons tous , cousine , et du fond de notre' ame.

DERMONT , bas.

Bon » le Toilà qui vient me présenter ma femme.

ANDRÉ

Quand vous le connaîtrez ^ vous l'aimerez aussi.

EUGÉNIE, naïvement.

Oh I je connais monsieur.

ANDRÉ

Ahl

EUGËISIE.

Je le vis ici L'autre jour au moment où j'entrai chez ma tante*; Et l'accueil qu'il me fit me rendit bien contente. En me voyant craintive, il calma ma frayeur.

Me dit qu'il se chargeait du soin de mon bonheur. Que je devois passer ici toute ma vie , Que j'y serais de tous protégée et chérie , Qu'il voulait s'occuper de me bien établir.

Et que dans peu lui-même il prétendait m'offrir Un mari jeune , tendre , et de qui la famille Se ferait un plaisir de m'adopter pour fille. Voilà ce qu'il m'a dit, et si vous l'aimez tous , Je dois assurément l'aimer autant que vous.

DERMOINT , à part.

Elle va se trahir; sa tendresse naïve....

LAURE

Mais , Dermont , avec vous elle est bien moins craintive. Pour faire votre éloge elle sait parler.

ANDRÉ, pleurant.

Ahl

COMÉDIE. kl

Je pleure de plaisir; queu bon frère j'ai là !

( à Dormont. ) • ,

Merci , cent fois merci , pour nous , pour la cousine»

DERMONT , à part.

Ses grands remercimens m'amusent.

ANDRÉ, à part.

Je deviné

Quel sera le mari jeune et tendre.

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