I.AURE
Elle baisse les yeux.
SAINVILLE
Que sa timidité la rend intéressante I
ANDKÉ:
Allez , quand elle parle » elle est ben plus charmante*
DERMONT
Mon père nous attend,
Â1«PRÉ, à £ag<Uiie.
Ah I j'oubliais.... Voici Le fils de la maison ; ma mère l'a nourri.
%ù LA NIÈCB SUPPOSÉE.
Je l'aimons tous , cousine , et du fond de notre' ame.
DERMONT , bas.
Bon » le Toilà qui vient me présenter ma femme.
ANDRÉ
Quand vous le connaîtrez ^ vous l'aimerez aussi.
EUGÉNIE, naïvement.
Oh I je connais monsieur.
ANDRÉ
Ahl
EUGËISIE.
Je le vis ici L'autre jour au moment où j'entrai chez ma tante*; Et l'accueil qu'il me fit me rendit bien contente. En me voyant craintive, il calma ma frayeur.
Me dit qu'il se chargeait du soin de mon bonheur. Que je devois passer ici toute ma vie , Que j'y serais de tous protégée et chérie , Qu'il voulait s'occuper de me bien établir.
Et que dans peu lui-même il prétendait m'offrir Un mari jeune , tendre , et de qui la famille Se ferait un plaisir de m'adopter pour fille. Voilà ce qu'il m'a dit, et si vous l'aimez tous , Je dois assurément l'aimer autant que vous.
DERMOINT , à part.
Elle va se trahir; sa tendresse naïve....
LAURE
Mais , Dermont , avec vous elle est bien moins craintive. Pour faire votre éloge elle sait parler.
ANDRÉ, pleurant.
Ahl
COMÉDIE. kl
Je pleure de plaisir; queu bon frère j'ai là !
( à Dormont. ) • ,
Merci , cent fois merci , pour nous , pour la cousine»
DERMONT , à part.
Ses grands remercimens m'amusent.
ANDRÉ, à part.
Je deviné
Quel sera le mari jeune et tendre.