‹ La nièce supposée: comédie en trois actes et en yersChapitre 15 sur 32 · SAINVILLE, FRANÇOIS · texte numérisé non relu

SAINVILLE, FRANÇOIS

SAINVILLE, ylvement.

Mon ami , je Tadore »

Et pour toute ma vie. Oh! séduisante Laure!..*. J'ai suivi tes conseils , déclaré mon amour; Elle allait , je le crois , s'expliquer à son tour : On nous a dérangés; mais ses regards sans cesse Pendant le déjeuner étaient pleins de tendresse ; Par mille petits riens » si doux aux vrais amans , Elle m'a de son cœur appris les sentimens;

Plus de propos légers , plus de folle saillie t Son sourire est celui de la mélancolie; En elle un air rêveur remplaçait la gaité.

Quand son oncle parlait de l'hymen projeté; Enfin , pour m'enflammer encore davantage , Elle a voulu , je crois, mettre tout en usager Aht jamais dans mon cœur elle ne régna mieux j Jamais elle ne fut aussi belle à mes yeuxl Mon âme à son penchant est toute abandonnée , Et Laure et mon amour feront ma destinée.

FRANÇOIS

Fort bien, monsieur , fort bien.... J'ai rangé nos efietst^» Et dans une heure au plus les chevaux seront prêts.

SAINVILLE

Eh I que me fait cela ? Crois-tu donc que je parte ?

FRANÇOIS

De mes ordres, monsieur, jamais je ne m^écarte i Vous m'aviez dit : partons.. ••

sainvîLle*

Oui , mais tout est changé*

FRANÇOIS , sortant."

Suffit. Ah postillon , je vais donner congé.

SAINVILLE

Oui^ croyons-en l'espoir dont mon âme est séduite«

COMÊDIK. 53

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