SAINVILLE, LE CAPITAINE, DERMÔNT , LAUBE
Tout 68t bien conrénu. La noce , vite , vite. Allons mes chers enfans , appelez-vous ûé]k Ma femme et mon mari. Gela me charmera.
% LAURE
Mon bonheur fut toujours votre plus chère envie ^ Je n'en saurais douter; aussi toute la vie De vos bontés je veux garder le souvenir.
DERMONT, bas au Capitaine.
Mon père si dans peu vous allez nous unir, Avec Laure ne puis-je avoir un tête-à-tête?
Je dois lui demander si l'hymen qui s'apprête Est désiré par elle , et si je suis aimé.
LE CAPITAINE
C'est }uste.
LAURË , au Capitaine^
Que dit-il?
LE CAPITAINE
^ Mais, qu^il serait charmé ^ D'avoir un entretien seul avec toi , ma chère.
LAURE
Je le désire aussi«
LE CAPITAINE
Sui&t ; laissez-moi faire.
DERMONT, montrant Sainville.
Emmenez ce Monsieur.
A l'instant. ( Bas à Sainiùille^ ) Mon ami?
SAINVILLE
Quoi! Monsieur?
LE CAPITAINE
Savez-vous ce qu'on me dit ici ?
Que nous sommes de trop ; qu'il faut , ne vous déplaise , Me suivre et les laisser causer tout à leur aise; Yenez , et ne faisons surtout semblant de rien.
SAINVILLE
Et tous deux vous ont dit de m'éloigner? fort bien.
LE CAPITAINE
Vous devez excuser leur tendresse , leur âge. Chacun ainsi que vous ne peut pas être un sage.
( à Dermont et à Laure. )
Sans adieu , mes enfans ; promenez-vous ; je vais Faire avec notre ami ma partie aux échecs ,
( à Saio'viUe. )
N'est-ce pas?
SAINVILLE
Volontiers. (Bas.) Je suis sur les épines.
LE CAPITAINE , sortant avec Sainville.
Voyez leur embarras. Oh ! les drôles de mines !