‹ La nièce supposée: comédie en trois actes et en yersChapitre 16 sur 32 · SAINVILLE, LE CAPITAINE, DERMÔNT , LAUBE · texte numérisé non relu

SAINVILLE, LE CAPITAINE, DERMÔNT , LAUBE

Tout 68t bien conrénu. La noce , vite , vite. Allons mes chers enfans , appelez-vous ûé]k Ma femme et mon mari. Gela me charmera.

% LAURE

Mon bonheur fut toujours votre plus chère envie ^ Je n'en saurais douter; aussi toute la vie De vos bontés je veux garder le souvenir.

DERMONT, bas au Capitaine.

Mon père si dans peu vous allez nous unir, Avec Laure ne puis-je avoir un tête-à-tête?

Je dois lui demander si l'hymen qui s'apprête Est désiré par elle , et si je suis aimé.

LE CAPITAINE

C'est }uste.

LAURË , au Capitaine^

Que dit-il?

LE CAPITAINE

^ Mais, qu^il serait charmé ^ D'avoir un entretien seul avec toi , ma chère.

LAURE

Je le désire aussi«

LE CAPITAINE

Sui&t ; laissez-moi faire.

DERMONT, montrant Sainville.

Emmenez ce Monsieur.

A l'instant. ( Bas à Sainiùille^ ) Mon ami?

SAINVILLE

Quoi! Monsieur?

LE CAPITAINE

Savez-vous ce qu'on me dit ici ?

Que nous sommes de trop ; qu'il faut , ne vous déplaise , Me suivre et les laisser causer tout à leur aise; Yenez , et ne faisons surtout semblant de rien.

SAINVILLE

Et tous deux vous ont dit de m'éloigner? fort bien.

LE CAPITAINE

Vous devez excuser leur tendresse , leur âge. Chacun ainsi que vous ne peut pas être un sage.

( à Dermont et à Laure. )

Sans adieu , mes enfans ; promenez-vous ; je vais Faire avec notre ami ma partie aux échecs ,

( à Saio'viUe. )

N'est-ce pas?

SAINVILLE

Volontiers. (Bas.) Je suis sur les épines.

LE CAPITAINE , sortant avec Sainville.

Voyez leur embarras. Oh ! les drôles de mines !

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